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TRANSFERTS DES ÉMIGRES : Le Sénégal, 4ème pays africain subsaharien, derrière le Nigéria, le Soudan et le Kenya

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Le Sénégal est le quatrième pays africain au sud du Sahara, récepteur des transferts financiers des émigrés, derrière le Nigéria, le Soudan et le Kenya, selon le rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) sur la migration, reçu le vendredi dernier.

Le Sénégal est le quatrième pays africain subsaharien récepteur de flux financiers officiels en provenance de ses ressortissants résidant à l’étranger, derrière le Nigéria, le Soudan et le Kenya. Le volume de ces transferts est passé de 233 millions de dollars américains en 2000 à 925 millions en 2006, puis à 1.614 millions en 2013, 1.929 millions, en 2015, 2016 millions en 2016 et 2.220 millions de dollars américains en 2017. Cela représente en moyenne à peu près 930 milliards de FCfa par an au cours des dix dernières années (2008-2017). La part de ces transferts dans le Pib du Sénégal est passée de 6,0 % en 2001 à 8,6 % en 2007 et à 12,1 % en 2017. Ces transferts de fonds, précise le rapport, proviennent essentiellement du continent européen qui a émis 65 % des flux, suivie par l’Afrique (30 %) et, dans une moindre mesure, l’Amérique (4,68 %).
Les pays de provenance des envois de fonds sont très divers. Mais, on constate une prédominance de la France (647 millions de dollars, soit 361,854 milliards de FCfa) en 2017) et de l’Italie (425 millions dollars, soit 237,694 milliards de FCfa), suivis de l’Espagne (302 millions dollars, soit 168, 902 milliards de FCfa). En Afrique, la Gambie (264 millions dollars, soit 147,649 milliards de FCfa), la Mauritanie (130 millions dollars, soit 72,706 milliards de FCfa) et le Gabon (116 millions de dollars, soit 64, 876 milliards de FCfa) constituent les principaux pays émetteurs.
Quant aux Etats-Unis, ils contribuent à hauteur de 85 millions dollars, soit 47,538 milliards de FCfa) de ces envois de fonds. Viennent ensuite le Mali avec 32 millions de dollars, soit 17, 896 milliards de FCfa, la République démocratique du Congo avec 30 millions de dollars, soit 16,778 milliards de FCfa et la Guinée-Bissau avec 19 millions de dollars, soit 10, 626 milliards de FCfa. «L’émigration génère d’importants flux monétaires, humains et matériels (…) et il existe aujourd’hui un consensus largement partagé sur l’importance du potentiel de la diaspora sénégalaise et sa capacité à apporter une contribution substantielle au développement économique et social du pays», souligne le rapport de l’Ansd.

CROISSANCE DU PIB : Le tertiaire demeure le principal secteur d’activités
Le Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal est passé de 13 millions en 2014 (7, 575 milliards de FCfa), à près de 16 millions dollars, soit près de 9,324 milliards de FCfa en 2017, selon le rapport 2018 sur la migration au Sénégal publié vendredi par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Le secteur tertiaire demeure le principal secteur d’activités qui contribue à la croissance du Produit intérieur brut (Pib) avec 45,8 % en 2017. Il est suivi par le secteur secondaire (23,2 % en 2014, 23,6 % en 2015, 23,2 % en 2016 et 22,6 % en 2017). Le document de l’Ansd ajoute que le secteur primaire ne vient qu’en troisième position avec 13,4 % du Pib en 2014, 14,4 % en 2015, 14,7 % en 2016 et 16 % en 2017.
Mamadou SY Lesoleil

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Nestlé annonce les lauréats du ‘‘Sub-Saharan Africa Innovation Challenge’’

La Rédaction

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APO – Les start-ups SHOPIT, EXPORTUNITY et WAKULIMA respectivement de l’Afrique du Sud, du Benin et de la Tanzanie ont remporté aujourd’hui le ‘‘Sub-Saharan Africa Innovation Challenge’’ lancé par le Centre de Recherche et Développement (R&D) de Nestlé. Sélectionnés parmi un lot très compétitif de 174 candidatures reçues de 27 pays d’Afrique, ces projets de start-ups ont été évalués comme les plus prometteurs par un panel de dirigeants de Nestlé (www.Nestle.com).

En outre, l’initiative MAFANI portée par 2 étudiantes de l’Université Gaston Berger de Saint Louis du Sénégal a été sélectionnée comme lauréate de la catégorie universitaire du concours et recevra un prix d’une valeur de 10 000 CHF en espèces.

Les trois start-ups lauréates intègreront, pour une durée de 4 mois, le nouvel accélérateur R&D de Nestlé pour l’Afrique subsaharienne, situé au Centre R&D Nestlé à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Pendant leur séjour, les trois start-ups sélectionnées auront l’occasion de bénéficier de l’expertise de Nestlé en matière de R&D et auront accès à des infrastructures de pointe telles que des laboratoires, des cuisines et des équipements pilotes pour faire progresser leurs idées et éventuellement les commercialiser.

Selon Joëlle Abega-Oyouomi, Directrice du Centre de R&D Nestlé à Abidjan, « l’écosystème de l’innovation en Afrique subsaharienne est riche en énergie créatrice et forte de par la diversité des idées entrepreneuriales. Cependant, il n’y a pas assez d’infrastructures pour tester et valider de nouvelles idées, ce qui limite l’accès à un marché plus large ». Elle a souligné que « l’expertise scientifique et technologique de Nestlé en matière de R&D contribuera en apportant une plateforme permettant de proposer des innovations adaptées aux besoins et préférences des consommateurs africains. »

En mai 2019, Nestlé a lancé le R&D innovation challenge en Afrique subsaharienne dans le cadre de ses efforts pour stimuler des solutions innovantes dans quatre domaines : la nutrition abordable, les solutions d’emballage respectueuses de l’environnement, les solutions durables aux mécanismes de transport et culture des plants de cacao et les nouveaux mécanismes de commercialisation de produits. Le programme a mis l’accent sur les universités et les start-ups en Côte d’Ivoire, au Ghana, Kenya, Nigéria, Sénégal et en Afrique du Sud.

Le président du comité de sélection du concours, M. Rémy Ejel, Directeur de marché pour Nestlé en Afrique Centrale et de l’Ouest, s’est félicité de la forte participation des pays de la région. « Je suis impressionné par les idées originales qui nous ont été présentées aujourd’hui. Avec une majorité de candidatures provenant du Ghana, Nigéria et de la Côte d’Ivoire, la région est dans une position exceptionnelle pour devenir un centre d’innovation pour le continent africain. »

Bruno Olierhoek, Directeur de marché pour Nestlé en Afrique de l’Est et du Sud, s’est dit satisfait de l’engouement démontré par les étudiants et les start-up pour cette initiative. “Nous sommes ravis que ce défi de l’innovation ait suscité un tel intérêt dans la région de l’Afrique l’Est et du Sud. Avec cette dynamique de co-création, nous pouvons désormais nous attendre à une idéation commune entre les lauréats et Nestlé pour des solutions qui contribueront à un avenir plus sain des populations en Afrique ”.

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Rapport Africa Business Agenda de PwC – Les PDG africains moins optimistes sur la situation de l’économie mondiale

La Rédaction

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L’Agenda compile les résultats d’un sondage effectué auprès de 83 PDG dans 19 pays africains

LE CAP, Afrique du Sud, 4 septembre 2019/ — Les chefs d’entreprise africains sont moins optimistes qu’il y a un an concernant la vigueur de l’économie mondiale et la capacité de leurs entreprises à augmenter leurs revenus – tant sur le court terme que sur le moyen terme. Un quart des PDG africains (25 %) pensent que l’économie mondiale connaîtra un déclin au cours des 12 prochains mois.

Voici quelques-unes des principales conclusions de la 7e édition (2019) du rapport Africa Business Agenda de PwC, publié aujourd’hui à l’occasion du Forum économique mondial sur l’Afrique, un événement biannuel qui se tient au Cap.

L’inquiétude au sujet de la croissance économique mondiale a également entamé la confiance des PDG concernant les perspectives de leurs propres entreprises sur le court terme, 27 % seulement des PDG déclarant être « très confiants » quant aux perspectives de croissance des revenus de leurs propres entreprises au cours des 12 prochains mois. Par ailleurs, ils ne sont que 39 % à être « très confiants » quant aux perspectives de croissance de leurs entreprises au cours des trois prochaines années.

Commentant les conclusions du sondage, Dion Shango, PDG de PwC Africa, a déclaré :

« Alors qu’ils portent leurs regards vers l’année à venir, les PDG africains sont moins confiants quant aux perspectives de l’économie mondiale qu’ils ne l’étaient il y a un an. Ils ont le même sentiment lorsqu’ils examinent les perspectives de croissance de leur propre entreprise.

« En Afrique, les incertitudes économiques et politiques, entre autres problèmes, remettent en question les espoirs de croissance immédiate et future des chefs d’entreprises. Bien que l’on assiste à une baisse de l’optimisme, les chefs d’entreprises africains voient quelques opportunités sur le continent mais, globalement, ils font preuve de prudence. »

L’Agenda compile les résultats d’un sondage effectué auprès de 83 PDG dans 19 pays africains. Les résultats sont comparés aux conclusions du 22e sondage annuel mondial des PDG de PwC, effectué auprès de plus de 1 300 PDG au 4e trimestre 2018. L’Agenda fournit une analyse approfondie et des réflexions sur la manière dont les entreprises s’adaptent pour relever les défis liés à l’exercice d’activités en Afrique.

Nonobstant la conjoncture économique actuelle et d’autres difficultés, les chefs d’entreprises affichent un optimisme certain concernant le potentiel de libération de davantage de croissance sur le continent. Alors que les États-Unis, la Chine et le Royaume-Uni continuent d’être les principaux marchés traditionnels pour les opportunités de croissance, il convient de noter que 20 % des PDG africains « ne savent pas » vers quoi d’autre se tourner pour obtenir de la croissance et 5 % déclarent qu’il n’y a « aucun autre pays » vers lequel ils pourront se tourner. Le rapport suggère que cela pourrait refléter la conjoncture économique et politique actuelle.

Principaux risques liés à l’exercice d’activités en Afrique

Les incertitudes économiques, sociales et politiques persistantes sont une source d’inquiétude permanente pour les PDG dans le monde entier, et les PDG africains sont tout autant concernés. Les préoccupations relatives à l’incertitude politique, à la pénurie de compétences, à la réglementation excessive et à la volatilité des taux de change sont en tête de la longue liste de risques causant de l’anxiété chez les PDG de toutes les régions.

Ce qui ressort de ces conclusions est le fait que la proportion de PDG africains se déclarant « extrêmement préoccupés » par ces questions est systématiquement supérieure à celle de leurs homologues mondiaux. Bien que cela soit troublant tant pour les entreprises que pour les pays dans lesquels elles opèrent, il convient de noter que la proportion de PDG inquiets a, dans de nombreux cas, baissé par rapport à notre précédent sondage. Par exemple, 39 % des PDG africains s’inquiètent de l’instabilité sociale en 2019 (18 % au niveau mondial), un chiffre en nette amélioration par rapport aux résultats de l’an dernier (50 %), suggérant que, dans de nombreux pays, les conditions sont « moins mauvaises » qu’auparavant.

Les principales sources d’inquiétude des PDG africains sont les menaces sociopolitiques et économiques, ils sont « extrêmement préoccupés » par les incertitudes entourant la croissance économique (41 % pour l’Afrique ; 24 % au niveau mondial), le chômage (33 % pour l’Afrique ; 13 % au niveau mondial), le populisme (33 % pour l’Afrique ; 28 % au niveau mondial), la volatilité des taux de change (42 % pour l’Afrique ; 26 % au niveau mondial) et le manque d’infrastructures de base (35 % pour l’Afrique ; 17 % au niveau mondial).

Concernant les menaces au niveau commercial, 43 % des PDG africains (contre 35 % au niveau mondial) déclarent être « extrêmement préoccupés » par une réglementation excessive, 35 % (30 % au niveau mondial) ont cité les cybermenaces et 45 % (34 % au niveau mondial) sont « extrêmement préoccupés » concernant la disponibilité de compétences clés.

Conflits commerciaux et accords commerciaux

Il importe de souligner que les conflits commerciaux et le protectionnisme ne figurent pas dans la liste des dix principales préoccupations en Afrique. En fait, peu de pays d’Afrique sont susceptibles de bénéficier des tensions commerciales dans d’autres zones géographiques. Bien que certaines de ces questions constituent des obstacles aux affaires et au commerce, de nouvelles perspectives de croissance des revenus se présentent du fait de nouveaux accords commerciaux. Alors que le reste du monde est impliqué dans des conflits commerciaux, les pays africains cherchent à ouvrir leurs marchés au commerce. L’Accord de libre-échange continental africain (AfCTA) est au centre de cette activité. L’accord établit la Zone de libre-échange continentale – la plus importante au monde en termes de pays participants depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce en 1992.

En règle générale, les pays africains échangent peu entre eux. Aujourd’hui, le commerce en Afrique représente moins de 3 % du commerce mondial. Les faibles chiffres du commerce s’expliquent par plusieurs problèmes, à savoir une insuffisance des infrastructures sur le continent, des droits de douane élevés sur les importations, la bureaucratie et le fardeau administratif, ainsi que des problèmes aux postes frontières.

« Pour stimuler la croissance économique sur le continent, il est vital que les pays africains améliorent leurs échanges commerciaux et investissent dans les infrastructures afin de favoriser le commerce », a déclaré M. Shango.

Plans pour la croissance et l’expansion

Une proportion importante de PDG africains (93 %) sont « assez confiants » ou « très confiants » quant aux perspectives de croissance des revenus de leur entreprise au cours des trois prochaines années – un chiffre supérieur à la moyenne mondiale qui s’établit à 85 %. Face aux incertitudes entourant les marchés actuels, les PDG se tournent vers l’intérieur pour stimuler la croissance de leurs revenus.

Comme principaux facteurs de croissance des revenus, les PDG africains ont identifié l’efficacité opérationnelle (80 % pour l’Afrique ; 77 % au niveau mondial), la croissance organique (76 % pour l’Afrique ; 71 % au niveau mondial) et le lancement d’un nouveau produit ou service (58 % pour l’Afrique ; 62 % au niveau mondial).

Seulement 36 % des PDG africains (37 % au niveau mondial) ont affirmé qu’ils chercheraient à pénétrer un nouveau marché dans leur quête d’une croissance de leurs revenus.

Progrès technologiques et données

Les forces de la mondialisation et des technologies transforment le milieu de travail. Un fort pourcentage de PDG africains (83 %) classent les progrès technologiques parmi les trois plus grandes tendances ayant transformé le plus le milieu du travail ces cinq dernières années.

Malgré les importants investissements réalisés dans la technologie, les PDG ont identifié un écart énorme entre les données dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées et la pertinence des données qu’ils reçoivent. Les PDG africains affirment que les principales raisons de cela sont la compartimentation des données et un manque de partage des informations (59 % pour l’Afrique ; 51 % au niveau mondial), ainsi que la faible fiabilité des données (57 % pour l’Afrique ; 50 % au niveau mondial).

La plupart des PDG en Afrique adoptent une approche attentiste à l’égard de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le milieu du travail – actuellement 35 % (23 % au niveau mondial) des PDG n’ont aucun plan en place pour mener dès maintenant des initiatives dans l’IA, mais ils sont 46 % (35 % au niveau mondial) à prévoir de lancer des projets d’IA au cours des trois prochaines années. Les chefs d’entreprises africains se tournent vers les gouvernements pour les aider dans la gestion de l’IA. La plupart des PDG (76 % pour l’Afrique ; 65 % au niveau mondial) pensent que les gouvernements devraient inciter les entreprises à reconvertir les travailleurs dont les emplois sont automatisés par l’IA.

M. Shango conclut :

« Alors que les événements sociaux, politiques et économiques font évoluer les conseils d’administration, les PDG africains doivent progresser pour apporter une contribution significative et rétablir la confiance pour le long terme. Les entreprises ont un rôle essentiel à jouer pour instaurer et entretenir la confiance dans la société, et les PDG se doivent d’assumer les responsabilités et favoriser la confiance qui en résulte. »

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Rivalités des pays riches au Sénégal : Quel impact sur la pauvreté et le mal-vivre ?

La Rédaction

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Le Sénégal est un pays dit de la «Téranga’’ qui, dans la langue Ouolof, sans doute la plus parlée, signifie la capacité d’accueil, d’intégration et d’hospitalité envers autrui, surtout l’étranger. Une donne culturelle qui se greffe à la réalité socio-politique et économique. Ce pays considéré comme une exception démocratique en Afrique avec deux alternances et jamais de coup d’Etat militaire, subit de plein fouet la rivalité des pays riches sur son sol, notamment les pays occidentaux en plus de la Chine, la Turquie, l’Inde, etc.

Par Georges E. Ndiaye

Le Sénégal a longtemps fait partie du pré-carré français avant que le Président Macron ne décrète la fin de la ‘’Françafrique’’.

Malgré tout, la réalité est têtue : La France est le premier partenaire du pays avec 40% des investissements, suivie de l’Union européenne et de la Chine qui grignote des points chaque année, ainsi que beaucoup d’investissements venant d’autres pays.

Car, à n’en pas douter, le Sénégal est ouvert aux capitaux étrangers et se positionne comme une porte d’entrée sur les marchés dynamiques de la sous-région, grâce notamment aux progrès réalisés ces dernières années en matière d’intégration régionale au sein de l’UEMOA (réglementation des changes, ouverture commerciale, etc.).

Le nouveau Plan Sénégal Emergent (PSE) accorde aussi une large place à l’investissement privé, dont l’investissement international.

Conséquence, il y a une nette domination étrangère, notamment occidentale, sur l’économie sénégalaise. Des secteurs stratégiques comme les télécommunications, les banques, les assurances, le tourisme et le transport aérien, l’agriculture et aujourd’hui l’exploration et l’exploitation du pétrole, du gaz, du fer, sont dominés par des pays étrangers.

Le quart du PIB du pays et des recettes fiscales viennent des investissements français.

Le second investisseur, c’est l’Union européenne tandis que des pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Maroc et la Malaisie, y  développement de plus en plus des affaires.

Ce dynamisme est à saluer si le secteur privé national n’était pas négligé par des autorités qui privilégient l’étranger. Il y a presque une préférence étrangère au Sénégal à propos des investissements.

La preuve, la dette intérieure dépasse les 400 milliards de nos francs alors que pour les seules écoles supérieures privées, la dette est de 18 milliards.

Les terres sont spoliées en faveur de sociétés étrangères qui dominent l’agriculture, le commerce, l’industrie, la pêche avec l’Union européenne qui a arraché un nouveau contrat, etc.

Pendant ce temps, la polémique sur les contrats d’exploration du pétrole, avec ce contrat signé avec Pétro-Tim, la société de Frank Timis, la complicité du frère du président Aliou Sall et toute la polémique subséquente, est symptomatique d’un malaise politique et social lancinant dans le pays.

Le dossier a atterri à la justice avec la saisine du juge d’instruction pour y voir clair. Et rien n’est sûr que les personnalités indexées vont devoir rendre compte un jour.

Pendant ce temps, la polémique sur le maintien ou non du Franc CFA gagne du terrain. Et aux dernières nouvelles, les pays africains vont convenir, à partir de 2020, de mettre graduellement sur pied une nouvelle monnaie, l’Eco, suite à la pression de nombreux politiques et intellectuels africains et des amis de l’Afrique.

Car, il n’est pas admissible que les réserves africaines en France soient estimées à près de 10 milliards d’euros – 4,6 Milliards pour La CEMAC en janvier 2016 et 5,1 milliards pour l’UEMOA en décembre 2015.

Pour les détracteurs du franc CFA, l’utilisation de ces réserves pourrait financer une partie du développement des pays africains concernés. Des réserves qui peuvent, à tout moment, être bloqués comme cela a été vu au Venezuela et en Libye.

Et ce n’est pas pour rien que certains l’appellent ‘’l’impôt colonial’’. En conséquence, le développement du Sénégal et de l’Afrique, l’épanouissement de leurs populations, ne peuvent passer que par des politiques courageuses de ‘’Africa first’’ (l’Afrique d’abord) avec la préférence nationale, le fait de battre monnaie, de signer des accords gagnant-gagnant avec nos partenaires et de traiter d’égal à égal à tous les niveaux, notamment politique et diplomatique.

Sans cela, on ne peut pas parler d’indépendance, encore moins de développement économique et social.

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Le Sénégal, future terre numérique ?

La Rédaction

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Le Sénégal a bel et bien entamé sa mue digitale. A travers la stratégie Sénégal numérique 2025, dotée d’un budget de 1 361 milliards de F CFA, le pays de Macky Sall veut accélérer la transformation structurelle de son économie et maintenir une position de leader de l’innovation en Afrique.

Par Rude Baguette

Ce volontarisme devrait permettre de porter une augmentation du PIB de l’ordre de 300 milliards de F CFA. L’objectif plus large est de donner un nouveau souffle au secteur en apportant de nouveaux relais et sources de croissance à ses acteurs. Le Sénégal ambitionne ainsi de porter la contribution du numérique au PIB à 10% à l’horizon 2025. Afin de piloter le projet, un Comité Interministériel, présidé par le Premier Ministre, a été créé. Il collabore avec un Comité technique, présidé par le Ministre en charge du Numérique, chargé de la réalisation concrète des politiques nationales.

Une stratégie numérique ambitieuse

Dans ce contexte, le mois dernier, la ministre de l’Economie numérique Ndèye Tické Ndiaye Diop annonçait l’ouverture prochaine de « maisons du numérique » dans chacun des départements du pays. Ces dernières s’inscrivent dans le cadre du projet de numérisation et de dématérialisation des services administratifs. La création de ces centres devrait permettre de rapprocher davantage les usagers des différents services administratifs et leur faire gagner temps et argent : payer ses impôts, demander un extrait d’acte de naissance, un permis de conduire, de bâtir, un extrait de casier judiciaire… Pas moins de 700 procédures seront ainsi disponibles d’ici 2025.

Cette initiative n’est pas isolée – loin s’en faut. En attestent les efforts déployés par le Sénégal pour renforcer ses infrastructures numériques, colonne vertébrale de la croissance numérique. Cela passe notamment par l’extension du réseau fibre optique dans toutes les capitales régionales et communales du pays. Pour ce faire, pas moins de 75,233 km de fibre optique vont être déployés.

Pour les usagers, 125 réseaux WIFI vont être installés sur les places publiques afin d’offrir l’accès aux services numériques aux populations. Parallèlement, le développement du réseau mobile dans le pays est exemplaire, avec 90% du pays déjà couvert en haut débit. Un atout non négligeable dans un pays qui compte plus de 15,2 millions de lignes de téléphonie mobile.

Ce dynamisme pose la question du stockage de toutes les données générées par l’activité numérique des Sénégalais. C’est pourquoi le gouvernement s’est lancé dans la construction d’un centre de données national. Il sera dédié à l’archivage des gros volumes de données produites par l’explosion numérique : plus de 58% des Sénégalais avaient accès à internet, en mars 2017. De ce fait, le Sénégal occupe la 1ère place des pays africain pour le poids d’Internet dans l’économie (I-PIB) avec 3,3%, grâce, notamment, à une très bonne connectivité internationale et à un bon réseau national de transmission.

Des applications concrètes

Portées par le renforcement des réseaux numériques, les technologies de l’information et de la communication (TIC) permettent l’émergence de solutions innovantes qui changent en profondeur les comportements en dehors du simple champ numérique. Un exemple éloquent est le secteur de la santé : dossier médical complet en ligne, fiches recensant les allergies d’un patient inconscient, développement d’objets connectés ou d’applications web pour un meilleur suivi sanitaire – en particulier pour les populations les plus nécessiteuses ou isolées – développement de l’intelligence artificielle afin de systématiser les prises en charge et améliorer la prise en charge de patients…

« Les technologies de l’information et de la communication vont prendre une place de plus en plus importante dans le diagnostic et le traitement, mais aussi dans le suivi et la prévention des maladies », confirmait ainsi le doyen de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’université de Dakar, le professeur Abdoulaye Samb. D’après ce dernier, le succès de cette révolution dépend d’« un bon maillage d’internet et du réseau téléphonique afin de faciliter une transmission rapide des informations » vers les capitales, où exercent le plus souvent les spécialistes. Une vision partagée par le gouvernement sénégalais, en attestent les efforts de renforcement du réseau au niveau national.

Ce grand bouleversement impacte également l’agriculture. De fait, le numérique occupe une place croissante dans les métiers agricoles à mesure qu’ils s’appuient de plus en plus sur la gestion à distance, le big data et la robotique. « Partout en Afrique, il y a d’excellents chercheurs en informatique. L’agriculture numérique est une chance pour la jeunesse africaine, avec des emplois qualifiés » estime ainsi Pascal Bonnet, directeur adjoint du Centre international de recherche agronomique pour le développement. En atteste la Widim Pompe, un système d’irrigation contrôlé par SMS – ce qui permet des économies substantielles de temps et de carburant.

Le projet Pix Fruit, développé par l’Institut sénégalais de recherches agricoles s’appuie quant à lui sur l’intelligence artificielle pour éviter les marges d’erreur dans l’estimation de la production d’une parcelle. A partir d’une simple photographie sur un smartphone, le logiciel se charge du calcul. Il est désormais prévu d’étendre ce système à d’autres produits – le café, les agrumes, les litchis en priorité. La société Lifantou raccourcit elle la chaîne du ravitaillement grâce à une plateforme de e-commerce qui met en relation les cantines scolaires et les coopératives agricoles. Son algorithme permet de croiser les besoins et les offres et de superviser le transport des denrées en temps réel.

Autant d’initiatives innovantes qui montrent que le renforcement du réseau national du Sénégal donne naissance à des applications très concrètes qui devraient porter la croissance du pays dans les décennies à venir.

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Évènements à venir

Nov
5
mar
8:30 FORUM ECONOMIQUE GENERESCENCE “F... @ Place du Souvenir Africain
FORUM ECONOMIQUE GENERESCENCE “F... @ Place du Souvenir Africain
Nov 5 @ 8:30 – Nov 6 @ 7:00
FORUM ECONOMIQUE GENERESCENCE "FEG DAKAR" @ Place du Souvenir Africain
Rendez-vous économique et d’affaires annuel, le Forum regroupe 1500 opérateurs publics et privés venant de +30 pays du monde. À propos de cet événement: Après avoir regroupé en 2018, plus de 500 acteurs économiques et[...]
Nov
27
mer
8:00 Foire des Investissements et des... @ Place du Souvenir Africain
Foire des Investissements et des... @ Place du Souvenir Africain
Nov 27 @ 8:00 – Nov 28 @ 7:42
Foire des Investissements et des Projets Afrique-Canada (FIPAC 2019) @ Place du Souvenir Africain
Description La foire des investissements et des projets Afrique-Canada, c’est : – Une programmation riche et diversifiée – Plus de 300 porteurs de projets attendus – Plusieurs pays africains représentés – Le Canada fortement représenté[...]

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