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Startups : à l’école des futures licornes africaines

La Rédaction

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En 2017, la startup kényane Sendy, spécialisée dans les services de logistique et de livraison, avait réussi a levé 2 millions de dollars pour développer ses activités. (Crédits : Reuters)

Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a vu naître des startups novatrices apportant des solutions aux problèmes locaux dans divers secteurs. Dans cette effervescence créative des startups africaines, caractérisée par un contexte financier difficile, seule une infime partie de ces jeunes pousses parvient à tirer son épingle du jeu pour emprunter le chemin menant au statut de licorne.

Licorne. Importé de la Silicon Valley, le terme désigne une startup valorisée à plus d’un milliard de dollars. Selon ce critère, seul le site d’e-commerce Jumia correspond à ce «statut» en Afrique, où il opère aux côtés de startups locales valorisées à hauteur de dizaines, voire de centaines de millions de dollars. Derrière ces startups novatrices de la fintech, de l’agritech, de l’off-frid, de l’e-education, de l’e-health ou de l’e-commerce se cachent les licornes africaines de demain.

Quatre secteurs porteurs de futures licornes

C’est dans le secteur des technologies financières ou fintech que l’on retrouve les startups les plus anciennes et les plus structurées en Afrique. «La fintech est un secteur mature et relativement vieux. Des startups s’y développent depuis plusieurs années», avance Christophe Viarnaud fondateur de Methys, une entreprise installée au Cape en Afrique du Sud et spécialisée dans la digitalisation des entreprises. Les chiffres du secteur devraient passer de 200 millions de dollars actuellement à près de 3 milliards de dollars d’ici à 2020, selon un rapport publié l’année dernière par le groupe bancaire panafricain Ecobank.

Les startups les plus prometteuses de la fintech sont essentiellement implantées en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya. Le trio offre l’avantage d’une législation favorable au développement des fintech, combinée à une population importante pouvant constituer une solide base de clientèle.

De la même manière, l’Afrique a vu émerger des startups dans le domaine de l’off-grid, l’énergie hors réseau électrique. Un secteur porté par le développement des technologies de génération solaire dont le coût a été divisé par trois au cours de ces cinq dernières années. L’off-grid -les innovations dans le domaine de l’énergie- ouvre des perspectives à travers l’accès à un marché de plusieurs centaines de millions de consommateurs en Afrique et au niveau de pays émergents, permettant aux startups de se développer rapidement en termes de valorisation. Deux pays sont à la pointe des solutions pour cet accès à l’énergie : le Nigeria via Rensource et le Kenya, pays d’origine du leader africain M-Kopa. «Les deux startups ont réussi une levée de fonds de plusieurs dizaines millions de dollars»rapporte Christophe Viarnaud.

Des opportunités similaires s’ouvrent également aux startups africaines innovant dans l’agriculture ou l’agritech. Un domaine où les besoins sont importants et stratégiques pour le futur de l’Afrique. Les innovations les plus remarquées se trouvent dans la robotique, utilisée pour améliorer le rendement agricole. L’Afrique comptait 82 startups spécialisées dans l’agriculture en 2018, selon le rapport Exploring the African Agritech Startup Ecosystem Report 2018, publié par Disrupt Africa en mai dernier. Le Kenya et le Nigeria s’y classent en tête avec un total de 19 startups pour chaque pays, suivis du Ghana. Les trois pays représentent plus de 60% de l’ensemble des agritech africaines.

Ailleurs, des startups africaines ont réussi à percer et à prendre leur envol en saisissant les opportunités dans le domaine éducatif. Dotée d’infrastructures éducatives peu développées, l’Afrique a la possibilité, à travers des offres digitales et des nouvelles plateformes d’éducation, de proposer de nouvelles méthodes d’apprentissage. Des opportunités que l’on retrouve également dans le domaine de la santé ou l’e-health et qui ont fait émerger des startups structurées dans le domaine de la santé, un domaine réputé difficile. «D’une part, c’est un secteur gourmand en capitaux et très réglementé. D’autre part, il est caractérisé par de nombreuses barrières à l’entrée et ses produits sont difficilement exportables, du fait de la sévérité de la législation internationale», explique le fondateur de Methys.

Mettre de côté le milliard de dollars et avancer

De ces secteurs ont émergé des startups pouvant prétendre au statut de licornes dans les prochaines années. Un groupe de startups valorisées à des dizaines ou centaines de millions de dollars et bénéficiant d’une forte croissance. «Une startup africaine qui parvient à obtenir des millions de dollars pour son financement, innovante et dotée d’une stratégie de développement efficace, a des atouts nécessaires pour entamer sa marche vers le statut de licorne», estime Youma Fall, responsable produits de la startup sénégalaise PayDunya. Une position soutenue par d’autres spécialistes qui estiment que les futures licornes africaines devront en plus élaborer une stratégie marketing efficace, proposer des technologies novatrices pour régler des problèmes locaux, des services et produits visant plusieurs centaines de millions de consommateurs.

Tous s’accordent néanmoins sur la nécessité d’exclure le critère du milliard de dollars de valorisation définissant la licorne. Ils estiment que le passage du statut de startup à celui de licorne en Afrique devrait être tributaire de l’impact de l’entreprise, de la taille de son marché, de sa capacité à générer de l’emploi, à s’exporter, à lever des fonds et à atteindre les centaines de millions de dollars en termes de valorisation.

Evoluer vers le statut de licorne

Pour parvenir au statut de licorne, la startup doit être en mesure de développer son entreprise dans plusieurs pays. Une stratégie adoptée par Jumia qui a proposé une boutique en ligne panafricaine, s’adressant à des centaines de millions d’Africains afin de leur proposer tous types de produits, à acheter en ligne et à se faire livrer. Il est également essentiel de construire une base solide dans le pays de démarrage, avant de se déployer vers d’autres régions en Afrique et à l’international. Sur ce point, les stratégies divergent. Si dans l’e-commerce Jumia s’est déployée progressivement en Afrique du Nord et de l’Ouest avant de s’attaquer au reste du Continent, True life, une startup dans l’e-santé, a attaqué avec succès le marché américain jugé plus prometteur, après avoir évolué en Afrique du Sud.

Le passage du statut de startup à celui de licorne exige également une capacité à lever des fonds et à s’assurer une exécution impeccable. «L’exécution prime sur la stratégie. Si vous avez une bonne stratégie et que vous n’exécutez pas, vous n’y arriverez pas», explique Youma Fall. Une exécution qui consiste à mettre en place les structures, les équipes et l’organisation permettant de prendre rapidement de la vitesse.

Afrique.Latribune.fr

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Pétrole et gaz : comment le Sénégal forme ses nouveaux spécialistes

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Avec le déploiement des industries pétrolières et gazières, les écoles se multiplient pour former au mieux une main-d’œuvre efficace et qualifiée. Selon les estimations, 10 000 emplois directs devraient être créés pour exploiter les ressources au Sénégal.

Ses photos prises au début d’octobre à la conférence Africa Oil and Power du Cap, en Afrique du Sud, et postées sur Twitter le montre souriant et confiant, en compagnie du ministre sénégalais du Pétrole et des Énergies, et de son homologue sud-africain. Depuis qu’il dirige le jeune Institut national du pétrole et du gaz (INPG), créé par décret présidentiel en 2017, Aguibou Ba est devenu un artisan incontournable de la politique de développement de la filière pétrole et gaz du Sénégal. Sa mission : définir, mettre en œuvre et surtout centraliser un plan de formation de la main-d’œuvre locale à tous les niveaux de responsabilité.

INPG | Institut National du Pétrole et du Gaz@INPG_sn

Africa Oil and Power Conference, Cape Town 2019
Visite du stand de l’INPG par M. Mouhamadou Makhtar CISSE, Ministre du Pétrole et des Energies du Sénégal et son homologue Hon. Gwede Mantashe, Ministre des Ressources Minérales et de l’Energie de l’Afrique du Sud. #AOP2019 #INPG

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Une école extrêmement sélective

Le jeune homme, ingénieur en microélectronique formé dans les écoles supérieures polytechniques de Dakar et de Montréal, ne doute pas une seconde qu’il remplira sa mission. En plus de soutiens politiques et d’une expérience de plus de dix ans chez Schlumberger, notamment à la tête du centre de formation du géant texan des services et équipements pétroliers à Houston, Aguibou Ba est parvenu à attirer les financements de son ancien employeur, mais aussi d’entreprises comme Total, BP, TechnipFMC ou encore Kosmos Energy et l’entreprise nationale Petrosen.

FORMÉS ET NOURRIS GRATUITEMENT PENDANT LEUR CURSUS, ILS BÉNÉFICIENT ÉGALEMENT D’UNE BOURSE ALLOUÉE JUSQU’À LEUR INTÉGRATION SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

Elles ont injecté plusieurs dizaines de millions de dollars dans le projet et siègent au sein du conseil d’administration de l’INPG. De quoi donner des coudées franches à l’institut. Ce dernier fonctionne sous la tutelle des ministres de l’Enseignement supérieur, du Pétrole et de l’Énergie, et de l’Économie et des Finances. Extrêmement sélective – 1 % de taux d’admission –, l’école a accueilli ses 22 premiers étudiants en octobre 2018. Inscrits au mastère spécialisé en ingénierie pétrolière et gazière, tous sont déjà titulaires d’un bac+5 de l’enseignement supérieur sénégalais.

Ils viennent des écoles polytechniques de Dakar et de Thiès, de l’Institut des sciences de la Terre (IST), hébergé par l’université Cheikh Anta Diop, ou encore de l’Institut polytechnique de Saint-Louis. Formés et nourris gratuitement pendant leur cursus, ils bénéficient également d’une bourse allouée jusqu’à leur intégration sur le marché du travail, qui doit se faire à partir d’octobre 2020 après avoir effectué un stage de six mois en entreprise.

Ingénieurs « made in Sénégal »

« L’idée est de fournir une spécialité à des profils déjà formés et qu’ils aient quelques années d’expérience avant que les premiers barils ne sortent, en 2022 », explique Aguibou Ba. À terme, ces ingénieurs spécialisés « made in Sénégal » superviseront les productions, le forage, la construction ou encore la maintenance des puits offshore. Ces postes font partie des métiers prioritaires à pourvoir pour l’industrie pétrolière et gazière sénégalaise. Pour autant, ce n’est pas sur ce maillon de la chaîne de valeurs que les besoins sont les plus forts : « Les unités de forage et de production nécessitent moins de 200 personnes, et les navires de support, quelques dizaines », explique Gnagna Lam, analyste au Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz).

LA MANNE PÉTROLIÈRE SÉNÉGALAISE DEVRAIT CRÉER 100 000 EMPLOIS

Selon l’experte, 10 000 emplois directs devraient être créés pour exploiter les ressources. Et indirectement, la manne pétrolière sénégalaise devrait créer 100 000 emplois, la plupart dans les entreprises de services. À l’heure actuelle pourtant, aucune étude chiffrée approfondie n’a été menée sur la question par un organisme. Les fantasmes sur la contribution à l’emploi de cette nouvelle industrie vont donc bon train. « Le réel potentiel de création massive d’emplois est détenu par l’aval, notamment dans les activités de raffinage et de pétrochimie », poursuit Gnagna Lam.

Mais que ce soit Total, Exxon ou le principal opérateur, BP, aucun acteur n’a prévu de déployer ce type d’activité au Sénégal. À Dakar, les écoles de commerce privées n’ont que faire des incertitudes. Flairant un nouveau levier de développement, elles ont rapidement créé des cursus adaptés. Sup de Co propose ainsi un master en trading et logistique du pétrole. De son côté, BEM assure un bachelor logistique et distribution de pétrole et du gaz ainsi qu’un master II en management de l’énergie et des ressources pétrolières. L’ISM répond aux besoins de compétences juridiques avec un MBA en droit et gouvernance des énergies et des mines.

Des métiers variés

Aguibou Ba apprécie moyennement la réactivité de ces structures privées, proche du tissu entrepreneurial, qui court-circuite son action. En juillet dernier, il n’a pas hésité à accuser ses confrères du secteur privé de précipitation : « Il est important de rappeler qu’il faut se focaliser sur les formations qui vont mener à l’emploi. Nous avons en ce moment beaucoup de formations en management du pétrole et du gaz et nous risquons de nous retrouver avec plus de managers que de personnes à manager », a-t-il lancé devant un parterre composé d’experts, d’investisseurs et du président de la République, Macky Sall.

Pour certains, comme Serigne Momar Dieye, directeur général du cabinet de conseil Elogen, spécialisé dans l’industrie pétrolière et président de l’Association sénégalaise pour le développement de l’énergie en Afrique (Asdea), les enjeux sont tels qu’il est bon de multiplier les canaux de formation : « L’INPG a démarré ses activités en octobre 2018 pour former des spécialistes en ingénierie pétrolière et gazière, mais il reste à se préparer pour les techniciens, les ouvriers et les autres employés des services pétroliers. Il ne faut pas non plus oublier les juristes, les fiscalistes, et les métiers administratifs », prévient-il.

Attirer des talents de la sous-région

L’INPG aussi a la mission de diversifier les canaux de formation. Mais il compte garder le contrôle en instaurant un futur système d’accréditation d’établissements partenaires. Pour l’heure, l’institut finalise le déploiement de formations de techniciens au niveau bac+2 en partenariat avec des entreprises. Celles-ci devraient voir le jour à la rentrée 2020. « Nous avons davantage besoin de former des techniciens aux métiers connexes de la logistique, du transport, de la construction. En réalité ces compétences existent mais nous avons besoin de les spécialiser », remarque Aguibou Ba. De leur côté,les entreprises n’ont pas attendu la création d’un centre consacré à la formation des collaborateurs et agents publics locaux. Dans un document de communication publié en 2018, BP indique avoir déjà formé 70 membres de gouvernement et de la société civile grâce à un programme développé avec l’université britannique d’Oxford. La firme, qui recrute actuellement 25 ingénieurs et techniciens sénégalais (et autant du côté mauritanien) et prévoit d’en embaucher 200 au total, revendique aussi 6 000 heures de cours d’anglais déjà dispensés à des agents administratifs et à des universitaires.

En juin, le suisse Techma-Iota et le conglomérat Der Mond Oil and Gas, basé à Abou Dhabi et fondé par Khadija Ba, sœur de Khadim Ba dont la société Locafrique est le principal actionnaire de la Société africaine de raffinage (SAR), ont lancé la Der Mond Academy, un centre de formation spécialisé dans les certifications en hygiène, sécurité et environnement (HSE). Au-delà de l’industrie pétrolière et gazière, son objectif est d’insuffler une « culture HSE » aux entreprises sénégalaises afin qu’elles puissent répondre à des appels d’offres internationaux. Le groupe Der Mond envisage à terme d’attirer des talents de la sous-région, tout comme l’INPG dont l’expérience sénégalaise constitue un test pour un futur rayonnement panafricain.


Nouakchott prépare aussi ses pétroliers

Cinq millions de dollars. C’est la somme que Kosmos Energy et BP ont investie dans la mise en place d’un centre de formation à Nouakchott pour les métiers du gaz et du pétrole.

Le bâtiment de 560 mètres carrés, dont les travaux ont débuté à la fin de mai, devrait être opérationnel avant la fin de l’année. Étudiants, universitaires mais aussi professionnels et cadres de la fonction publique pourront ainsi suivre des programmes de spécialisation dont certains à distance.

En 2018, comme chez le voisin sénégalais, les deux entreprises ont dispensé des cours d’anglais et de management et attribué des bourses d’études aux étudiants ; 50 officiels ont également eu droit à 6 000 heures de cours d’anglais et 45 ont suivi un programme conçu et dispensé par l’OxCarre, un centre de recherche de l’université d’Oxford au Royaume-Uni.

Par : JeuneAfrique.com

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Jeunes entrepreneurs

Un étudiant de Rouen lance une boisson sénégalo-normande à base de fleur d’hibiscus

La Rédaction

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L’aventure de Mohamed Lamine Touré prend racine dans les traditions du Sénégal. Consommé déjà à l’époque des pharaons, le bissap «est la boisson de la Téranga, de l’accueil en wolof. Elle se partage», explique l’étudiant rouennais, qui lance à la mi-octobre une version modernisée de ce breuvage à base de fleur d’hibiscus baptisé Hibissap.

Passionné par l’agroalimentaire, après un cursus universitaire en économie dans son pays, il décroche une licence professionnelle Formulation et développement des produits alimentaires au lycée agricole d’Yvetot, puis un master 2 Administration et gestion des entreprises à l’IAE de Rouen.

Boisson équitable

Soutenu par ses professeurs, Mohamed Lamine Touré a mené en parallèle, dans le cadre des projets d’innovations, la création de sa boisson «saine et naturelle».

«Je suis reparti de zéro par rapport au bissap, avec la volonté d’en faire une boisson bien-être sans alcool. Alors, j’ai travaillé autour de produits frais de Normandie et de la fleur d’hibiscus cultivée par des agriculteurs sénégalais.» Le jeune homme inscrit sa démarche dans un cadre équitable, 1 centime par bouteille sera reversé aux producteurs sénégalais, en plus de l’achat des fleurs. «Pourquoi la fleur d’hibiscus ?, continue le nouvel entrepreneur. Car, elle a des effets contre le stress oxydatif, apporte des fibres et permet de réguler la pression artérielle. De plus, la composition ne comporte aucun sucre ajouté. Cela en fait un breuvage de tous les instants. C’est frais, doux, sans ingrédient de synthèse. On peut même l’utiliser pour des cocktails.»

Il a mis deux ans avant de pouvoir proposer les premières dégustations. «Je suis soutenu par la CCI et pour le moment j’utilise le laboratoire R&D du lycée agricole d’Yvetot. Bientôt, la boisson sera fabriquée et mise en bouteilles par Le Pressoir de Normandie à Grossoeuvre (27)Ensuite, on pourra la trouver dans les bars, les restaurants, les salles de sport et aussi dans les épiceries fines.»

La commercialisation débute. Hibissap va apparaître d’abord lors d’un évènement à l’Université de Rouen, puis dans les réseaux de distribution classique. «Mon objectif, à moyen terme, est de monter mes lignes de production. Une de préparation et d’embouteillage en France et une de préparation du nectar de la fleur au Sénégal. Je vise l’international. Je serai donc présent au salon Dubaï2020 et aussi aux États-Unis, le premier pays consommateur de ce type de boisson. Je ne vais pas oublier les réseaux sociaux, les ambassadeurs dans le sport et le monde du showbiz. Tout cela sans laisser tomber la Normandie qui est une terre d’entrepreneurs», complète Mohamed Lamine Touré.

Paris-normandie.fr

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AFRICA SME CHAMPIONS FORUM : La 6ème édition se tiendra les 12 et 13 Novembre 2019 à Johannesbourg

La Rédaction

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Communiqué de presse – La 6ème édition du AFRICA SME CHAMPIONS FORUM, principal évènement entièrement dédié à la croissance des entreprises Africaines se tiendra les 12 et 13 Novembre 2019 au Hilton, Sandton à Johannesbourg.

Ce forum réunira pendant 2 jours près de 500 participants, dont 400 dirigeants de PME à fort potentiel en provenance de 20 pays d’Afrique, des grandes entreprises africaines, des institutions financières, une sélection de start-up innovantes et des experts en développement de PME.

L’objectif du AFRICA SME CHAMPIONS FORUM est de faciliter l’accès au financement des PME, de partager les meilleures pratiques de gestion avec leurs dirigeants et de favoriser le développement de leurs activités sur de nouveaux marchés.

B2B meetings entre dirigeants de PME et décideurs financiers (banques, fonds d’investissements, etc.), Master classes thématiques de formation, SME Solution Center sont autant d’éléments qui structurent le forum et favorisent le développement des PME.

Quoique les PME représentent plus de 45% de l’emploi en Afrique, 90% des entreprises privées, 33% du PIB du continent et emploient 70% de la population rurale du continent, seules 20% d’entre elles ont accès au crédit, ce qui limite leur potentiel de croissance.

Le Président du AFRICA SME CHAMPIONS FORUM, M. Didier ACOUETEY disait que:

«La croissance de la population Africaine aujourd’hui s’accélère et la création d’emplois deviendra un sujet de préoccupation majeure au cours des prochaines années. La solution à cette problématique réside dans le renforcement des capacités des PME dont la croissance créera davantage d’emplois».

A propos du Africa SME Champions Forum

Le Forum des PME africaines a été lancé en 2014 à Dakar, au Sénégal, la seconde édition en 2015 a eu lieu à Nairobi, au Kenya, la troisième édition en 2016 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la quatrième édition en 2017 à Kigali, au Rwanda et enfin la cinquième édition 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Le AFRICA SME CHAMPIONS Forum prépare les PME Africaines à un meilleur accès au financement et à de nouveaux marchés. 30% des PME ayant participé aux cinq éditions ont eu accès à un financement au cours des 12 premiers mois suivant leur participation au forum et ce pourcentage a atteint 55% au cours des 5 dernières années.

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Télécoms : Free vient concurrencer Orange au Sénégal

La Rédaction

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Le Monde – Une campagne publicitaire mystérieuse envahissait depuis quelques jours les avenues de Dakar. Des affiches blanches portant le slogan rouge « LiMooy cool » ou « LiMooy stylé » (« ça c’est cool » ou « ça c’est stylé », en wolof). Le secret a été levé mardi 1er octobre, avec l’annonce de la transformation de Tigo, deuxième opérateur téléphonique au Sénégal avec 25 % de part de marché, en Free Sénégal. Les nombreuses affiches dans la ville arborent désormais le logo du groupe français.

Ce lancement de la marque Free était pressenti depuis le rachat, en 2018, de Tigo Sénégal, propriété de l’entreprise luxembourgeoise de télécommunications Millicom, par Saga Africa Holdings, un consortium regroupant Xavier Niel (actionnaire à titre personnel du Monde), le Sénégalais multimillionnaire Yérim Habib Sow et le puissant homme d’affaires malgache Hassanein Hiridjee.

« Pendant dix-huit mois, on a mené un plan d’investissement de 150 millions de dollars [136,5 millions d’euros] : on a étendu notre réseau, déployé de la fibre optique, commencé à baisser nos prix. On a pu construire un réseau 4G +, explique Mamadou Mbengue, directeur général de Free Sénégal. Après tout cela, il fallait arriver avec une marque forte. On voulait casser les codes et Free est une marque de rupture. » Le Sénégal devient ainsi le premier pays étranger où est utilisée la bannière Free.

Tirer les prix vers le bas

Intervenue à l’occasion des 20 ans de la marque, la mutation de Tigo en Free s’est faite avec la volonté de tirer les prix du marché mobile vers le bas. Quatre offres agressives ont été présentées, dont un premier forfait à 1 000 francs CFA par mois (1,52 euro), comprenant trente minutes d’appel, 2 gigaoctets de données et l’utilisation illimitée de WhatsApp. Ce service de messagerie, très utilisé au Sénégal, agace souvent les opérateurs téléphoniques du continent, car elle permet de passer des appels sans dépenser de crédit téléphonique.

Par ce positionnement offensif sur le marché, Free vise son concurrent Orange, premier opérateur du pays avec le groupe Sonatel et ses 53 % de part de marché. Afin de s’imposer, Free a déployé son réseau 4G + dans Dakar et les grandes villes sénégalaises, qu’il promet « trois fois plus rapide que la moyenne actuelle du marché »« Jusqu’à présent, au Sénégal, il y avait trop d’offres tarifaires et les prix étaient trop élevés. La data était même plus chère qu’en France. On vient simplifier tout ça. Bref, on fait du Free », déclare Hassanein Hiridjee, ce milliardaire malgache très lié à M. Niel, actif dans les télécoms, les hydrocarbures, l’immobilier et les services financiers.

Au Sénégal, où de nombreux habitants possèdent deux, voire trois, téléphones avec des opérateurs différents, afin de bénéficier des offres exclusives de chacun, le taux de pénétration du mobile atteignait 106 %, en 2018, selon l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes. En quelques années, le mobile a envahi le pays, passant de 7,5 millions d’abonnés en 2010 à plus de 15 millions aujourd’hui. Avec 97 % des connexions Internet provenant de téléphones portables, c’est aussi l’appareil privilégié pour naviguer sur le Web, bien devant la tablette ou l’ordinateur.

Compte bancaire simplifié

Free cherche aussi à concurrencer Orange sur l’une de ses chasses gardées, le mobile money, en lançant un service de transactions financières par mobile nommé Free Money, en opposition à Orange Money. Ce service, très utilisé par les Sénégalais, permet de transférer de l’argent, payer ses factures d’eau, d’électricité, d’Internet, et régler ses achats dans les commerces et les restaurants. Il sert surtout de compte bancaire simplifié et de carte de crédit pour une population dont le taux de bancarisation s’élevait à 19 % en 2018, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

L’aventure de Free sur le continent ne s’arrêtera sans doute pas aux frontières du Sénégal. Dans l’océan Indien, M. Niel s’est déjà associé à M. Hiridjee pour conquérir les Comores et Mayotte, et les deux magnats se sont lancés ensemble à la Réunion. « Il y a en ce moment une recomposition du paysage des télécoms en Afrique et plein d’opportunités à saisir, à l’ouest comme à l’est », souligne M. Hiridjee.

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