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Startups : à l’école des futures licornes africaines

La Rédaction

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En 2017, la startup kényane Sendy, spécialisée dans les services de logistique et de livraison, avait réussi a levé 2 millions de dollars pour développer ses activités. (Crédits : Reuters)

Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a vu naître des startups novatrices apportant des solutions aux problèmes locaux dans divers secteurs. Dans cette effervescence créative des startups africaines, caractérisée par un contexte financier difficile, seule une infime partie de ces jeunes pousses parvient à tirer son épingle du jeu pour emprunter le chemin menant au statut de licorne.

Licorne. Importé de la Silicon Valley, le terme désigne une startup valorisée à plus d’un milliard de dollars. Selon ce critère, seul le site d’e-commerce Jumia correspond à ce «statut» en Afrique, où il opère aux côtés de startups locales valorisées à hauteur de dizaines, voire de centaines de millions de dollars. Derrière ces startups novatrices de la fintech, de l’agritech, de l’off-frid, de l’e-education, de l’e-health ou de l’e-commerce se cachent les licornes africaines de demain.

Quatre secteurs porteurs de futures licornes

C’est dans le secteur des technologies financières ou fintech que l’on retrouve les startups les plus anciennes et les plus structurées en Afrique. «La fintech est un secteur mature et relativement vieux. Des startups s’y développent depuis plusieurs années», avance Christophe Viarnaud fondateur de Methys, une entreprise installée au Cape en Afrique du Sud et spécialisée dans la digitalisation des entreprises. Les chiffres du secteur devraient passer de 200 millions de dollars actuellement à près de 3 milliards de dollars d’ici à 2020, selon un rapport publié l’année dernière par le groupe bancaire panafricain Ecobank.

Les startups les plus prometteuses de la fintech sont essentiellement implantées en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya. Le trio offre l’avantage d’une législation favorable au développement des fintech, combinée à une population importante pouvant constituer une solide base de clientèle.

De la même manière, l’Afrique a vu émerger des startups dans le domaine de l’off-grid, l’énergie hors réseau électrique. Un secteur porté par le développement des technologies de génération solaire dont le coût a été divisé par trois au cours de ces cinq dernières années. L’off-grid -les innovations dans le domaine de l’énergie- ouvre des perspectives à travers l’accès à un marché de plusieurs centaines de millions de consommateurs en Afrique et au niveau de pays émergents, permettant aux startups de se développer rapidement en termes de valorisation. Deux pays sont à la pointe des solutions pour cet accès à l’énergie : le Nigeria via Rensource et le Kenya, pays d’origine du leader africain M-Kopa. «Les deux startups ont réussi une levée de fonds de plusieurs dizaines millions de dollars»rapporte Christophe Viarnaud.

Des opportunités similaires s’ouvrent également aux startups africaines innovant dans l’agriculture ou l’agritech. Un domaine où les besoins sont importants et stratégiques pour le futur de l’Afrique. Les innovations les plus remarquées se trouvent dans la robotique, utilisée pour améliorer le rendement agricole. L’Afrique comptait 82 startups spécialisées dans l’agriculture en 2018, selon le rapport Exploring the African Agritech Startup Ecosystem Report 2018, publié par Disrupt Africa en mai dernier. Le Kenya et le Nigeria s’y classent en tête avec un total de 19 startups pour chaque pays, suivis du Ghana. Les trois pays représentent plus de 60% de l’ensemble des agritech africaines.

Ailleurs, des startups africaines ont réussi à percer et à prendre leur envol en saisissant les opportunités dans le domaine éducatif. Dotée d’infrastructures éducatives peu développées, l’Afrique a la possibilité, à travers des offres digitales et des nouvelles plateformes d’éducation, de proposer de nouvelles méthodes d’apprentissage. Des opportunités que l’on retrouve également dans le domaine de la santé ou l’e-health et qui ont fait émerger des startups structurées dans le domaine de la santé, un domaine réputé difficile. «D’une part, c’est un secteur gourmand en capitaux et très réglementé. D’autre part, il est caractérisé par de nombreuses barrières à l’entrée et ses produits sont difficilement exportables, du fait de la sévérité de la législation internationale», explique le fondateur de Methys.

Mettre de côté le milliard de dollars et avancer

De ces secteurs ont émergé des startups pouvant prétendre au statut de licornes dans les prochaines années. Un groupe de startups valorisées à des dizaines ou centaines de millions de dollars et bénéficiant d’une forte croissance. «Une startup africaine qui parvient à obtenir des millions de dollars pour son financement, innovante et dotée d’une stratégie de développement efficace, a des atouts nécessaires pour entamer sa marche vers le statut de licorne», estime Youma Fall, responsable produits de la startup sénégalaise PayDunya. Une position soutenue par d’autres spécialistes qui estiment que les futures licornes africaines devront en plus élaborer une stratégie marketing efficace, proposer des technologies novatrices pour régler des problèmes locaux, des services et produits visant plusieurs centaines de millions de consommateurs.

Tous s’accordent néanmoins sur la nécessité d’exclure le critère du milliard de dollars de valorisation définissant la licorne. Ils estiment que le passage du statut de startup à celui de licorne en Afrique devrait être tributaire de l’impact de l’entreprise, de la taille de son marché, de sa capacité à générer de l’emploi, à s’exporter, à lever des fonds et à atteindre les centaines de millions de dollars en termes de valorisation.

Evoluer vers le statut de licorne

Pour parvenir au statut de licorne, la startup doit être en mesure de développer son entreprise dans plusieurs pays. Une stratégie adoptée par Jumia qui a proposé une boutique en ligne panafricaine, s’adressant à des centaines de millions d’Africains afin de leur proposer tous types de produits, à acheter en ligne et à se faire livrer. Il est également essentiel de construire une base solide dans le pays de démarrage, avant de se déployer vers d’autres régions en Afrique et à l’international. Sur ce point, les stratégies divergent. Si dans l’e-commerce Jumia s’est déployée progressivement en Afrique du Nord et de l’Ouest avant de s’attaquer au reste du Continent, True life, une startup dans l’e-santé, a attaqué avec succès le marché américain jugé plus prometteur, après avoir évolué en Afrique du Sud.

Le passage du statut de startup à celui de licorne exige également une capacité à lever des fonds et à s’assurer une exécution impeccable. «L’exécution prime sur la stratégie. Si vous avez une bonne stratégie et que vous n’exécutez pas, vous n’y arriverez pas», explique Youma Fall. Une exécution qui consiste à mettre en place les structures, les équipes et l’organisation permettant de prendre rapidement de la vitesse.

Afrique.Latribune.fr

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Jeunes entrepreneurs

Un étudiant de Rouen lance une boisson sénégalo-normande à base de fleur d’hibiscus

La Rédaction

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L’aventure de Mohamed Lamine Touré prend racine dans les traditions du Sénégal. Consommé déjà à l’époque des pharaons, le bissap «est la boisson de la Téranga, de l’accueil en wolof. Elle se partage», explique l’étudiant rouennais, qui lance à la mi-octobre une version modernisée de ce breuvage à base de fleur d’hibiscus baptisé Hibissap.

Passionné par l’agroalimentaire, après un cursus universitaire en économie dans son pays, il décroche une licence professionnelle Formulation et développement des produits alimentaires au lycée agricole d’Yvetot, puis un master 2 Administration et gestion des entreprises à l’IAE de Rouen.

Boisson équitable

Soutenu par ses professeurs, Mohamed Lamine Touré a mené en parallèle, dans le cadre des projets d’innovations, la création de sa boisson «saine et naturelle».

«Je suis reparti de zéro par rapport au bissap, avec la volonté d’en faire une boisson bien-être sans alcool. Alors, j’ai travaillé autour de produits frais de Normandie et de la fleur d’hibiscus cultivée par des agriculteurs sénégalais.» Le jeune homme inscrit sa démarche dans un cadre équitable, 1 centime par bouteille sera reversé aux producteurs sénégalais, en plus de l’achat des fleurs. «Pourquoi la fleur d’hibiscus ?, continue le nouvel entrepreneur. Car, elle a des effets contre le stress oxydatif, apporte des fibres et permet de réguler la pression artérielle. De plus, la composition ne comporte aucun sucre ajouté. Cela en fait un breuvage de tous les instants. C’est frais, doux, sans ingrédient de synthèse. On peut même l’utiliser pour des cocktails.»

Il a mis deux ans avant de pouvoir proposer les premières dégustations. «Je suis soutenu par la CCI et pour le moment j’utilise le laboratoire R&D du lycée agricole d’Yvetot. Bientôt, la boisson sera fabriquée et mise en bouteilles par Le Pressoir de Normandie à Grossoeuvre (27)Ensuite, on pourra la trouver dans les bars, les restaurants, les salles de sport et aussi dans les épiceries fines.»

La commercialisation débute. Hibissap va apparaître d’abord lors d’un évènement à l’Université de Rouen, puis dans les réseaux de distribution classique. «Mon objectif, à moyen terme, est de monter mes lignes de production. Une de préparation et d’embouteillage en France et une de préparation du nectar de la fleur au Sénégal. Je vise l’international. Je serai donc présent au salon Dubaï2020 et aussi aux États-Unis, le premier pays consommateur de ce type de boisson. Je ne vais pas oublier les réseaux sociaux, les ambassadeurs dans le sport et le monde du showbiz. Tout cela sans laisser tomber la Normandie qui est une terre d’entrepreneurs», complète Mohamed Lamine Touré.

Paris-normandie.fr

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AFRICA SME CHAMPIONS FORUM : La 6ème édition se tiendra les 12 et 13 Novembre 2019 à Johannesbourg

La Rédaction

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Communiqué de presse – La 6ème édition du AFRICA SME CHAMPIONS FORUM, principal évènement entièrement dédié à la croissance des entreprises Africaines se tiendra les 12 et 13 Novembre 2019 au Hilton, Sandton à Johannesbourg.

Ce forum réunira pendant 2 jours près de 500 participants, dont 400 dirigeants de PME à fort potentiel en provenance de 20 pays d’Afrique, des grandes entreprises africaines, des institutions financières, une sélection de start-up innovantes et des experts en développement de PME.

L’objectif du AFRICA SME CHAMPIONS FORUM est de faciliter l’accès au financement des PME, de partager les meilleures pratiques de gestion avec leurs dirigeants et de favoriser le développement de leurs activités sur de nouveaux marchés.

B2B meetings entre dirigeants de PME et décideurs financiers (banques, fonds d’investissements, etc.), Master classes thématiques de formation, SME Solution Center sont autant d’éléments qui structurent le forum et favorisent le développement des PME.

Quoique les PME représentent plus de 45% de l’emploi en Afrique, 90% des entreprises privées, 33% du PIB du continent et emploient 70% de la population rurale du continent, seules 20% d’entre elles ont accès au crédit, ce qui limite leur potentiel de croissance.

Le Président du AFRICA SME CHAMPIONS FORUM, M. Didier ACOUETEY disait que:

«La croissance de la population Africaine aujourd’hui s’accélère et la création d’emplois deviendra un sujet de préoccupation majeure au cours des prochaines années. La solution à cette problématique réside dans le renforcement des capacités des PME dont la croissance créera davantage d’emplois».

A propos du Africa SME Champions Forum

Le Forum des PME africaines a été lancé en 2014 à Dakar, au Sénégal, la seconde édition en 2015 a eu lieu à Nairobi, au Kenya, la troisième édition en 2016 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la quatrième édition en 2017 à Kigali, au Rwanda et enfin la cinquième édition 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Le AFRICA SME CHAMPIONS Forum prépare les PME Africaines à un meilleur accès au financement et à de nouveaux marchés. 30% des PME ayant participé aux cinq éditions ont eu accès à un financement au cours des 12 premiers mois suivant leur participation au forum et ce pourcentage a atteint 55% au cours des 5 dernières années.

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Télécoms : Free vient concurrencer Orange au Sénégal

La Rédaction

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Le Monde – Une campagne publicitaire mystérieuse envahissait depuis quelques jours les avenues de Dakar. Des affiches blanches portant le slogan rouge « LiMooy cool » ou « LiMooy stylé » (« ça c’est cool » ou « ça c’est stylé », en wolof). Le secret a été levé mardi 1er octobre, avec l’annonce de la transformation de Tigo, deuxième opérateur téléphonique au Sénégal avec 25 % de part de marché, en Free Sénégal. Les nombreuses affiches dans la ville arborent désormais le logo du groupe français.

Ce lancement de la marque Free était pressenti depuis le rachat, en 2018, de Tigo Sénégal, propriété de l’entreprise luxembourgeoise de télécommunications Millicom, par Saga Africa Holdings, un consortium regroupant Xavier Niel (actionnaire à titre personnel du Monde), le Sénégalais multimillionnaire Yérim Habib Sow et le puissant homme d’affaires malgache Hassanein Hiridjee.

« Pendant dix-huit mois, on a mené un plan d’investissement de 150 millions de dollars [136,5 millions d’euros] : on a étendu notre réseau, déployé de la fibre optique, commencé à baisser nos prix. On a pu construire un réseau 4G +, explique Mamadou Mbengue, directeur général de Free Sénégal. Après tout cela, il fallait arriver avec une marque forte. On voulait casser les codes et Free est une marque de rupture. » Le Sénégal devient ainsi le premier pays étranger où est utilisée la bannière Free.

Tirer les prix vers le bas

Intervenue à l’occasion des 20 ans de la marque, la mutation de Tigo en Free s’est faite avec la volonté de tirer les prix du marché mobile vers le bas. Quatre offres agressives ont été présentées, dont un premier forfait à 1 000 francs CFA par mois (1,52 euro), comprenant trente minutes d’appel, 2 gigaoctets de données et l’utilisation illimitée de WhatsApp. Ce service de messagerie, très utilisé au Sénégal, agace souvent les opérateurs téléphoniques du continent, car elle permet de passer des appels sans dépenser de crédit téléphonique.

Par ce positionnement offensif sur le marché, Free vise son concurrent Orange, premier opérateur du pays avec le groupe Sonatel et ses 53 % de part de marché. Afin de s’imposer, Free a déployé son réseau 4G + dans Dakar et les grandes villes sénégalaises, qu’il promet « trois fois plus rapide que la moyenne actuelle du marché »« Jusqu’à présent, au Sénégal, il y avait trop d’offres tarifaires et les prix étaient trop élevés. La data était même plus chère qu’en France. On vient simplifier tout ça. Bref, on fait du Free », déclare Hassanein Hiridjee, ce milliardaire malgache très lié à M. Niel, actif dans les télécoms, les hydrocarbures, l’immobilier et les services financiers.

Au Sénégal, où de nombreux habitants possèdent deux, voire trois, téléphones avec des opérateurs différents, afin de bénéficier des offres exclusives de chacun, le taux de pénétration du mobile atteignait 106 %, en 2018, selon l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes. En quelques années, le mobile a envahi le pays, passant de 7,5 millions d’abonnés en 2010 à plus de 15 millions aujourd’hui. Avec 97 % des connexions Internet provenant de téléphones portables, c’est aussi l’appareil privilégié pour naviguer sur le Web, bien devant la tablette ou l’ordinateur.

Compte bancaire simplifié

Free cherche aussi à concurrencer Orange sur l’une de ses chasses gardées, le mobile money, en lançant un service de transactions financières par mobile nommé Free Money, en opposition à Orange Money. Ce service, très utilisé par les Sénégalais, permet de transférer de l’argent, payer ses factures d’eau, d’électricité, d’Internet, et régler ses achats dans les commerces et les restaurants. Il sert surtout de compte bancaire simplifié et de carte de crédit pour une population dont le taux de bancarisation s’élevait à 19 % en 2018, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

L’aventure de Free sur le continent ne s’arrêtera sans doute pas aux frontières du Sénégal. Dans l’océan Indien, M. Niel s’est déjà associé à M. Hiridjee pour conquérir les Comores et Mayotte, et les deux magnats se sont lancés ensemble à la Réunion. « Il y a en ce moment une recomposition du paysage des télécoms en Afrique et plein d’opportunités à saisir, à l’ouest comme à l’est », souligne M. Hiridjee.

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Jeunes entrepreneurs

Entrevue avec l’entrepreneure Marianne Seck Tall de H2E, ingénieure pionnière des maisons écologiques au Sénégal

Alioune Badara Fall

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Dans un monde où les questions de l’environnement occupent une place prépondérante lors des rencontres internationale, les enjeux deviennent sérieux. L’entrepreneure Marianne Seck Tall initiatrice du projet H2E ne tarde pas à mettre en contribution son expérience d’ingénieur en génie civil pour apporter des solutions dans la construction de bâtiments au Sénégal.

Elle perçoit les constructions en terre comme une réponse innovante aux réalités sénégalaises en rendant accessibles des logements écologiques, économiques et à faible consommation énergétique.

« Le H2E (ou HABITAT- ÉCOLOGIQUE- ÉCONOMIQUE) construit des maisons en terre avec une faible pollution et un impact direct pour la promotion de l’environnement.»

Marianne Seck Tall H2E

Dans cette entrevue accordée à Selancer.net Marianne dévoile ses ambitions et se dit prête à entamer la 2e édition des formations H2E Training initiées depuis l’année dernière.

Selancer: Pourquoi le choix de ces maisons «en terre» qu’on voit rarement en milieu urbain?

Mme Seck : Les questions écologique et environnementale sont très préoccupantes actuellement à travers le monde. C’est une finalité pour tout bâtisseur de protéger l’environnement. Nous (H2E) œuvrons pour une construction avec une faible pollution en encourageant le développement durable mais en même pour la promotion de l’économie nationale.

Selancer : Parlons de l’aspect sécuritaire! Ces maisons résistent-elles longtemps ?

Mme Seck: Nous prenons en charge cet aspect sécuritaire et technique de réalisation en procédant à des études descentes avant la réalisation de la structure. Tout ce que nous faisons est basé sur des plans, des recherches respectant les normes et critères de sécurité. Si nous avons une bonne fondation, il n’y a pas moins que ces maisons ne résistent pas autant que l’habitat standard.

Selancer: Est-ce que les sénégalais adhèrent à ce nouveau «nouveau» type de projet?

Mme Seck: Pour l’instant nous sommes dans un stade de débutant dans le sens où nous ne faisons aucune activité pour faire la promotion de ce projet. Néanmoins nous avons une certaine visibilité de par les réseaux sociaux.

Selancer: Ces types de maisons en terre sont-elles visibles à DAKAR ?

Mme Seck: Oui ils en existent bel bien ici à DAKAR. Nous pouvons vous mettre en rapport avec un de nos responsables pour visiter ces maisons faites en terre. Nos clients sont satisfaits et en parlent à leur entourage.

Selancer: Est- ce qu’elles coûtent chères ?

Mme Seck: Ce sont des maisons abordables dans le temps. Nous avons deux aspects en général que nous prenons en compte pour informer nos clients. S’il y a de la bonne terre à proximité, nous aurons une économie de 20 à 30 % par rapport au prix normal d’une maison Mais s’agissant d’une construction en plein centre-ville où il faut transporter le sable, le coût de la villa revient à 20 % plus cher qu’un habitat standard. En plus, les effets thermiques d’une construction en terre procurent une économie dans le temps avec une faible consommation d’énergie (absence de climatisations et de ventilateurs) dans nos maisons.

Selancer: Envisagerez-vous d’aller dans les villages en profondeur du pays pour la promotion de ces maisons ?

Mme SECK: Parfaitement, nous sommes en réflexion là-dessus. Nous planifions d’élargir nos activités dans des zones situées en Casamance, à Matam où la terre très présente et il manque énormément d’infrastructures. Nous prévoyons de voir avec l’ETAT du Sénégal.

Selancer: En parlant de l’État, est-ce qu’il vous accompagne ?

Mme Seck: Non ! Nous n’avons pas encore bénéficié de l’accompagnement de l’État du Sénégal dans ce projet. Nous espérons les convaincre et les avoir près de nous dans ce combat de préservation de l’environnement.

Selancer: Que pensez- vous de l’entrepreneuriat au Sénégal ?

Mme Seck: Je pense personnellement que les jeunes sont entreprenants au Sénégal. Il suffit de voir les Prix et les lauréats que nos startups remportent aussi bien dans la sous-région que sur le plan international. Beaucoup de moyens sont mis en place favoriser l’auto-entreprise de par des formations et des concours, cependant le financement auprès des banques constitue sans doute un frein.

Pour conclure, je voudrais vous faire part de la deuxième édition que nous prévoyons pour le H2E Training (la formation). Ça sera un séminaire qui se fera au mois de septembre. Si nous avons des gens qui sont intéressés par la formation en terre animée par des professionnels du bâtiment, ils peuvent nous contacter et nous verrons comment faire pour leur faire participer à cette formation

Propos recueillis par Alioune Badara Fall

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Nov
27
mer
8:00 Foire des Investissements et des... @ Place du Souvenir Africain
Foire des Investissements et des... @ Place du Souvenir Africain
Nov 27 @ 8:00 – Nov 28 @ 7:42
Foire des Investissements et des Projets Afrique-Canada (FIPAC 2019) @ Place du Souvenir Africain
Description La foire des investissements et des projets Afrique-Canada, c’est : – Une programmation riche et diversifiée – Plus de 300 porteurs de projets attendus – Plusieurs pays africains représentés – Le Canada fortement représenté[...]

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