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Startup : C’est quoi la scalabilité ?

La Rédaction

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une fois n’est pas coutume dans l’univers des startups, la scalabilité est un terme emprunté à l’informatique. Chez les techos, il désigne la capacité d’un produit à s’adapter à un changement d’ordre de grandeur de la demande. L’idée est de maintenir les fonctionnalités et les performances en cas de forte augmentation. Par exemple, un serveur ou un site internet. Alors pourquoi dit-on d’une startup qu’elle est scalable ?

Définition de la scalabilité

La scalabilité c’est la capacité d’une entreprise à adapter son business model, son schéma d’entreprise à une forte augmentation de son volume d’activité. Concrètement, sa capacité à passer de la petite startup à la multinationale. La scalabilté permet d’absorber le choc de croissance extrême que certaines startups connaissent.

Faisons un peu d’étymologie, scalabilité vient de «scale» en anglais, à savoir la notion de mise à l’échelle. Une startup est scalable quand elle peut réaliser des économies d’échelles le plus rapidement possible.

Faire attention à la scalabilité c’est comme les écrous d’un avion. On s’assure qu’ils soient bien serrés pour qu’à pleine vitesse l’avion ne se désintègre pas. La scalabilité c’est le fait qu’une start-up multiplie par 10, 20 ou plus son volume d’affaires tout en confortant sa rentabilité. Les charges variables n’ont pas leur place dans les startups scalables.

Pourquoi une startup doit être scalable ?

Une startup doit être scalable pour plusieurs raisons. La première c’est que la scalabilité garantit un potentiel de croissance très supérieur aux autres modèles. Une entreprise qui peut fonctionner de la même façon qu’elle ait 50 ou 5 000 clients sera beaucoup plus encline à la croissance que ses concurrents.

La deuxième raison est que si vous avez besoin d’investisseurs, c’est le meilleur moyen de les séduire. Les taux de croissance pouvant être très importants, si votre modèle est scalable, la rentabilité envisagée sera un argument de poids.

Enfin, parce que la montée en charge ne nécessitera pas, dans un premier temps, de changements énormes comme le recrutement de 50 opérateurs ou encore le développement de 15 sites internet en simultané. C’est donc le meilleur moyen pour éviter de grosses erreurs qui conduisent à l’échec (mauvais recrutement, dépenses inutiles…).

La scalabilité a surtout permis de remettre au centre des débats la rentabilité

Comment être scalable ?

L’arme ultime de la scalabilté c’est l’automatisation des processus. Les nouveaux modèles sur internet permettent de pousser la scalabilité à son paroxysme. Prenons l’exemple d’une market place. L’inscription du client, la mise en relation, les relances, le paiement, la facturation, le prélèvement de la commission et même la gestion de livraison se font automatiquement. Dans ces conditions, la montée en charge sera très facilement assumée par l’entreprise et la rentabilité sera énorme. Et ce n’est pas Blablacar, Aliexpress, Amazon ou Ebay qui viendront dire le contraire.

Pour être scalable, il faut y penser dès le départ. Et donc essayer de ne pas vendre des produits « sur mesure », même si vous pouvez faire du « non scalable » pour vous lancer. Je m’explique. Les fondateurs d’AirBnb, modèle scalable par excellence, se sont rendu compte très vite que les photos étaient l’élément déclencheur de la réservation. Ils ont donc fait, eux-mêmes, les photos dans un premier temps (non scalable), avant de s’appuyer sur un réseau de photographes (scalable).

Le top de la scalabilité c’est de créer un produit générique qui conviendra au maximum de clients sans faire trop de modifications. Un exemple pour illustrer cette idée. L’Appstore de l’iPhone. Une seule plateforme, pour un seul objet et des milliers de clients : les développeurs d’applications.

Autre point, ne négligez pas les détails quand vous pensez scalabilité. Amazon avait, par exemple, construit des entrepôts géants. Devant l’afflux de commandes, le nombre de personnes travaillant a fait exploser la température des lieux. Résultat, Amazon a dû acheter en urgence des centaines de climatiseurs. La scalabilité fait apparaitre des problèmes nouveaux.

Les outils informatiques du départ doivent être modulables. Si demain votre application enregistre 100 000 téléchargements, êtes-vous sûr que les serveurs tiendront ? Pourrez-vous augmenter les capacités sans vous ruiner ?

L’équipe doit elle aussi être scalable. Dans un premier temps, favorisez des jeunes talents à fort potentiel qui pourront s’adapter aux évolutions rapides de l’entreprise plutôt que des spécialistes hyper pointus qui seront perdus au premier pivot. Enfin, si la moitié de votre chiffre d’affaires provient d’activités « adaptées », « sur mesures » ou « spéciales » à un client, vous avez raté votre scalabilité.

Tout n’est pas scalable

Maintenant que tout ça est dit et que vous êtes incollable sur la scalabilité, il est temps pour moi de vous dire que tout n’est pas scalable. Les prestations de services par exemple. Un coiffeur par exemple ne pourra pas faire plus de 15 coupes par jour. Si le nombre de clients augmente, il devra nécessairement augmenter son personnel. La rentabilité n’augmentera donc pas malgré l’évolution positive du chiffre d’affaires. Le modèle n’est pas scalable.

Il y a ensuite les activités à moitié scalable. Par exemple, les sites de ventes privées. Tout le processus d’inscription, d’achat, de relation client est automatisé et scalable. Mais en ce qui concerne la préparation des commandes et la gestion des entrepôts, ce n’est pas scalable.

La scalabilité a surtout permis de remettre au centre des débats la rentabilité. On a parfois tendance à l’oublier, mais une startup reste une entreprise et une entreprise se doit d’être rentable. 

SOURCEWydden

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Série – Se lancer en affaire : Étape 1 – Êtes-vous à la recherche d’idées ?

Makhtar Gueye

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Vous souhaitez vous lancer en affaire ? Nombreux sont ceux qui nous écrivent via ce site pour avoir un soutien pour le démarrage d’entreprise ? Des jeunes très ambitieux qui souhaitent devenir entrepreneurs. Certaines personnes se demandent quels produits ou services offrir? Et comment trouver des partenaires ?

Une chose est sûre, se lancer en affaire peut relever du parcours du commandant. Il faut sortir de sa zone de confort et mobiliser des ressources financières, intellectuelles et profiter du réseautage pour faire face à la course effrénée de la concurrence. Certains projets demandent beaucoup d’argent alors que d’autres nécessitent très peu de ressources financières.

Dans cette série d’articles, nous allons aborder sept étapes pour vous guider dans le processus de création d’entreprise! Ce n’est pas nécessaire de les suivre à la lettre. Tout porteur de projet doit savoir dans quelle phase il est rendu et quelle sera la prochaine.

  • Série – Se lancer en affaire : Étape 1, à la recherche d’idées !
  • Série – Se lancer en affaire : Étape 2, la rédaction du Business Plan !
  • Série – Se lancer en affaire : Étape 3, le choix du statut juridique entre SA, SARL, SUARL !
  • Série – Se lancer en affaire : Étape 4, trouvez votre local commercial et vos premiers collaborateurs
  • Série – Se lancer en affaire : Étape 5, le fameux lancement !!!
  • Série – Se lancer en affaire : Étape 6, recherchez des partenaires et prospectez vos premiers clients !
  • Série – Se lancer en affaire : Étape 7, démarquez-vous de la concurrence et suivez de près le progrès !

Aujourd’hui, nous allons aborder l’étape 1 : à la recherche d’idées.

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Qu’il s’agit de création d’avions, de fabrication de machines industrielles, de la construction d’une maison… à la base tout provient d’une idée. Notre cerveau est une machine à produire sans cesse d’idées. Mais il ne suffit pas seulement d’avoir une idée, il faut plus que ça. Les gens qui réussissent en affaire sont ceux qui ont confiance en eux et tirent avantage de leurs idées – bonnes ou mauvaises. Ils en sélectionnent les meilleures et les mettent en application.

Mais existe-il une méthode pour devenir un générateur d’idées (bonnes, bien entendu) ? La nature est généreuse, tout le monde est créatif. Mais certains le sont plus que d’autres. C’est normal. En réalité générer de bonnes idées se travaille, c’est une « gymnastique » qui demande un peu de rigueur, un grain de folie et beaucoup de stimulation.

Une fois tamiser et décider pour une «bonne» idée, parlez-en un peu à des personnes de confiance et à vos proches. « Écoutez tout le monde mais prenez votre décision seul » tel que nous l’apprend feu Kéba Mbaye dans sa célèbre – lettre d’un père à son fils.

Voici une liste d’idées qui pourront vous servir de référence.

  • Se lancer dans la culture de fraises ;
  • Créer une boutique en ligne sur Facebook (Foulards, chaussures, nourritures, produits de beauté…);
  • Créer un site de réservation d’appartements meublés;
  • Se lancer dans l’emballage et l’export de la mangue séchée;
  • Lancer un business sur l’anacarde (ndamarass);
  • L’élevage de pigeon;
  • Lancer un Multi-service avec traitement de texte, impressions et scan de documents;
  • Créer un système de paiement en ligne;
  • Plateforme web pour la livraison à domicile – par Scooter;
  • Apprendre à devenir un technicien de surface pour effectuer du nettoyage, repassage et petits dépannage à domicile;
  • Service de co-voiturage;
  • Des cours à domicile ou en ligne;
  • Des tutorials ou vidéos sur Youtube;
  • Service de location de matériels agricoles
  • Community Manager ou influenceur dans les réseaux sociaux…

Espérons que vous avez bien choisi votre idée ? Rendez-vous à l’étape 2 – La rédaction du Plan d’affaire.

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Comment bien choisir et protéger sa marque commerciale en Afrique – le «Branding» ?

Makhtar Gueye

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En Afrique, la percée des marques locales est souvent anéantie d’une part par la puissance des multinationales étrangères et d’autre part par nos habitudes de vie. Lorsqu’on on parle de produits de luxe ou de qualité supérieure la majorité des africains achète occidental. Le continent a pendant longtemps consommé des produits et services venus d’ailleurs alors que son sol regorge d’énormes potentialités qu’il faut conquérir et exploiter.

Aujourd’hui nous allons explorer ensemble la notion Branding ou gestion d’une marque de commerce. Une étape primordiale dans la création d’une entreprise.

Nido, Nestlé, Christian Dior, Versache, Dolce & Gabana, Nike ou Apple… nombreuses sont les marques importées sur le territoire africain qui ont parvenu à occuper une place dans la conscience du consommateur africain. Est-ce qu’on a crée des marques solides en Afrique capable de rivaliser ces géants occidentaux ? Quelle est la philosophie ou l’histoire que nous avons derrière une marque?

Avant d’aller plus loin définissions d’abord le Branding. Le terme Branding désigne généralement une logique d’action marketing ou publicitaire qui cherche surtout à positionner favorablement une marque dans l’esprit du consommateur. Il permet d’attribuer à une entreprise une personnalité forte et une identité unique à moyen et long terme  (attitude, notoriété, image, etc.)

Pour Jean Louis Menudier, président-directeur général d’Uni Wax Côte d’Ivoire, le retard qu’accusent les africains sur le Branding est issu d’une « image qui provient de la communication extérieure alors qu’en Afrique jusqu’à ces dernières années on manquait de professionnalisme dans ce domaine.» Pour lui, « la donne est en train de changer car la communication adoptée par de grandes sociétés africaines de services, de téléphonie… est devenue beaucoup plus professionnelle.»

Communication 

Oui, malgré le retard, des avancées significatives ont quand même été notées. Les marques locales développent des stratégies de communication très efficaces et adaptées aux réalités sur le continent. C’est le cas du groupe Wari. Une entreprise fondée par le sénégalais Kabirou Mbodje et qui occupe une place de taille dans les services de transferts d’argent en Afrique de l’Ouest. Wari est présente dans 40 pays avec plus de 200 millions de clients. Wari a une stratégie qui consiste à ouvrir des cantines Wari ou même offrir la plateforme à des boutiquiers du quartier qui perçoivent une commission pour chaque transaction. La société a su s’adapter aux réalités africaines et par conséquent dominer localement les multinationales comme WesternUnion, MoneyGram… L’entreprise a réussi à installer sa marque de commerce et à créer une histoire voire une relation de confiance. Les sénégalais utilisent souvent l’expression «warima» lorsqu’ils attendent un transfert d’argent d’une autre personne.

Pour réussir à bâtir de grandes marques en Afrique, il faut nécessairement l’appui des autorités étatiques. Un cadre favorable qui permet de développer les échanges dans le commerce intra régional. Au-delà des défis sur la sécurité des données personnelles – la cyber-criminalité, nos gouvernants «doivent organiser nos marchés avec des standards simples, compréhensibles pour l’ensemble des parties» souligne Kabirou Mbodj.

Dans une émission d’Alain Foka sur RFI, le directeur général de MTN Group en Côte d’ Ivoire, Monsieur Freddy Tchala évoque le retard de Branding sur le continent comme « un problème qu’il faut voir de deux manières.» Au-delà de la définition purement Marketing, « la marque c’est l’histoire d’une relation émotionnelle et rationnelle. » Sur le plan émotionnel, plusieurs aspects liés à la culture, l’histoire de la marque, le contexte… entrent en jeu pour en faire une notoriété «collective». C’est le cas de MTN fondée après l’Apartheid en Afrique du Sud. Cette multinationale présente en Côte d’ivoire et dans beaucoup d’autres pays africains est parvenue à démontrer que les africains pouvaient eux aussi créer des entreprises offrant des produits de qualité et en assurer une bonne gestion.

Sur le plan rationnel, il n y a pas de surprise. Il faut offrir des produits et services de qualité respectant les standards internationaux et
capables de créer une valeur ajoutée. Un travail sérieux qui se construit dans le temps.

Mais le contexte n’est plus le même. Dans l’ère du numérique, les marques peuvent avoir leur image exposée à l’international en très peu de temps. Pour Stanislas Zeze, président-directeur général de Bloomfield Investment, « aujourd’hui avec les réseaux sociaux il est plus rapide d’imposer sa marque. La raison pour laquelle les gens pensent que ce qui vient de l’extérieur est meilleur provient d’un complexe historique depuis le temps colonial. C’est un état d’esprit! » Ce complexe disparait de plus en plus. Les produits de Uni Wax sont par exemple utilisés dans la haute couture et font la fierté de pas mal d’africains. Les stars américaines viennent maintenant se l’approprier et ressortir la vraie valeur de la culture africaine.

Pour installer sa marque « l’entrepreneur doit intégrer le Branding dans son plan d’affaire » précise Deni Bohoussou, directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Selon lui, les questions de marques et de propriétés intellectuelles ne viennent qu’après or ça devrait être un préalable. Le Business Plan doit ressortir un petit descriptif sur la signification et l’histoire derrière la marque.

Protection de la marque

Le choix du nom de la marque est crucial, la protection qu’on en fait aussi. D’après Deni Bohoussou DG de OAPI regroupant 17 pays africains, il y a un certain nombre de procédures à suivre pour l’enregistrement d’une marque de commerce auprès de l’OAPI. Un certificat d’une validité de 10 ans sera alors délivré pour garantir la propriété intellectuelle du produit dans les 17 pays participants. Les coûts pour l’enregistrement s’élèvent à 400.000f CFA tous les dix ans, soit 40.000f par année. C’est une somme rationnelle pour éviter toute reproduction de noms de commerce.

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Suis-je un entrepreneur, un manageur, un PDG ou rien de tout ça ?

Makhtar Gueye

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Démarrer une entreprise et l’amener au sommet peuvent bien avoir une grande différence. Un entrepreneur n’est pas nécessairement ni un manageur, ni un PDG mais il crée de la valeur et contribue énormément au développement économique d’un pays, de la planète.

Quel est votre profil ? Quelle est votre personnalité ? Autant de questions qu’on devrait se poser car un entrepreneur peut être excellent pour démarrer une entreprise mais pas pour l’optimiser et la mener plus loin.

Être PDG d’une entreprise signifie parfois être salarié. Lorsque Tim Cook a rejoint Apple en tant que PDG, il n’a pas fondé l’entreprise, mais il est certainement devenu le décideur. Les gens ont tendance à croire que l’entrepreneur est une personne de pouvoir, mais ce n’est pas forcément le cas. À un moment donné dans l’histoire de Apple, l’entrepreneur Steve Jobs était forcé voire obligé à quitter l’entreprise qu’il a cofondée. Il avait le profil d’un entrepreneur, quelqu’un qui a eu l’idée en premier mais qui n’avait pas réuni en lui les caractéristiques d’un PDG selon le conseil d’administration de Apple à l’époque. Les manageurs et PDG sont des salariés qui ont des habilités de diriger et motiver leurs employés.

Un entrepreneur apporte généralement des capitaux, parcourt les banques et se préoccupe des mises de fonds pour la santé financière de l’entreprise. Il se donne les moyens nécessaires pour voir son IDÉE porter fruits.

Le rôle d’un PDG est de minimiser les risques, alors que la mission de l’entrepreneur est de maximiser les opportunités.

Les tâches, les compétences et les rôles sont différents.

Tout fondateur qui veut rester capitaine de son entreprise peut se former et s’outiller sur les compétences de gestion d’équipe, de mise en place de processus, de communication… la liste est longue. Les compétences qui font un bon entrepreneur ne sont pas celles qui font un bon PDG. Beaucoup d’entrepreneurs ont préféré passer le relais à un professionnel pour gérer leur entreprise, ils la laissent donc entre les mains d’un PDG.

C’est le cas de Youssou Ndou, qui a fondé Groupe Futurs Medias mais qui a eu l’intelligence de délaisser le poste de PDG à son fils Birane Ndour. Youssou Ndour se concentre à ses préoccupations musicales alors que son fils se donne corps et âme pour la réussite de l’entreprise familiale.

Le fondateur de Sedima, Babacar Ngom a aussi compris le principe. Il a su accompagner sa fille Anta Babacar Ngom et la laisser plus tard pour la gestion et le management du groupe. Depuis qu’elle est en tête de la structure, beaucoup de progrès sont notés notamment la présence de Sedima dans des événements internationaux, dans les médias, les salons et colloques…

Pour votre information :

  • Un entrepreneur : Chaque matin, l’entrepreneur doit analyser son environnement et voir comment le monde a changé afin d’ajuster les décisions prises la veille. Il apporte des idées nouvelles, pose des tactiques entrepreneuriales et se concentre plus sur la vision de l’entreprise.
  • Un manageur est un professionnel qualifié qui travaille pour réduire les frictions, rationaliser le rapport au travail des équipes afin de les faire avancer dans la même direction.
  • Un PDG est la personne qui valide les grandes décisions prises dans les réunions de CA, ordinaires et assemblées générales. Le dernier mot lui revient après écoute et échange avec les toutes parties prenantes. Il est le commandant, il veille à ce que le navire arrive à destination.

Beaucoup de bons projets finissent par échouer tout simplement parce qu’au début le rôle d’entrepreneur, de manageur, de PDG… se confond. N’hésitez donc pas à vous lancer! Créez une entreprise à l’image de vos valeurs, motivations et compétences. Définissez le rôle que vous souhaitez avoir dans l’entreprise. Entourez-vous. Et laissez une chance à votre idée de se transformer en belle histoire à succès inspirante!

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Les cinq facteurs clés et cinq pièges à éviter pour réussir en affaire, selon un rapport de la BDC

Makhtar Gueye

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La réussite en affaire demande beaucoup d’efforts, de temps et de sacrifices. Des chercheurs se sont longtemps penchés sur cette affaire et publient des résultats de recherche très riches en enseignements. Dans une étude signée par Peter Williamson, professeur à la Cambridge Judge Business School, et Arnoud De Meyer, professeur à l’Insead, l’analyse a permis de découvrir que ceux qui parviennent à grandir dans un écosystème ont un point en commun : nouer des liens avec des partenaires.

Mais ce n’est pas tout, il faut plus que ça pour se démarquer dans la course effrénée de la concurrence. J’ai eu la chance de mettre la main sur une étude de la BDC (Banque de développement du Canada) portant sur Les 5 facteurs clés et les 5 pièges à éviter pour réussir en affaires. Je me ferais plaisir de les partager avec vous pour la réussite de vos projets.

LES CINQ FACTEURS CLÉS

Pour comprendre les principaux facteurs de réussite des entreprises, un sondage BDC/ Nielsen a été réalisé auprès de 1 139 PME canadiennes. Des entreprises appartenant à un échantillon représentatif de tous les secteurs ont été sélectionnées pour éviter tout biais dans la représentation des secteurs d’activité (entre la haute technologie et la fabrication, par exemple). Les répondants ont ensuite été divisés en deux groupes.

Le groupe des entreprises « qui réussissent le mieux » comprenait la tranche de 20 % des entreprises de chaque secteur qui ont affiché les meilleurs résultats pour ce qui est des revenus totaux et de la croissance des revenus, des bénéfices et du nombre d’employés au cours des trois années précédentes. La tranche de 80 % restante constituait le groupe de « toutes les autres entreprises ».

À la suite de la comparaison des réponses des deux groupes à des questions portant sur les pratiques d’affaires et la position concurrentielle, une corrélation statistique a été constatée entre le succès d’une entreprise et ces cinq facteurs clés :

> Facteur clé no 1 : Innover – ne pas se reposer sur ses lauriers

Les entreprises qui réussissent le mieux sont plus innovatrices à plusieurs égards a révélé l’étude de BDC. Elles ont:

  1. commercialisé de nouveaux produits et services plus souvent.
  2. adopté les nouvelles technologies plus rapidement.
  3. été plus nombreuses que les entreprises de l’autre groupe à affirmer que les pratiques liées à l’innovation – de l’amélioration des processus et de l’efficacité internes à l’adaptation du modèle d’affaires – sont essentielles à leur succès.

> Facteur clé no 2 : Demander des conseils à l’externe

Il est pratiquement impossible pour vous et votre équipe de savoir exactement quoi faire en toute circonstance.

Les entreprises qui réussissent le mieux sont plus susceptibles de demander des conseils à l’externe en recourant par exemple à des comités consultatifs ou à des consultants externes. Une autre étude récente de BDC – portant cette fois sur les comités consultatifs – a démontré que ceux-ci procurent des avantages considérables aux PME, notamment des gains importants au chapitre des ventes et de la productivité.

> Facteur clé no 3 : Avoir un plan solide et mesurer ses progrès

Où voulez-vous que votre entreprise soit dans cinq ans? Comment y arriverez-vous? Comment surveillerez-vous vos progrès? Les entreprises qui réussissent le mieux sont nettement plus susceptibles d’élaborer un plan concret à moyen terme et de suivre leurs progrès au moyen de diverses mesures de la performance.

> Facteur clé no 4 : Embaucher les meilleurs et savoir les mobiliser – l’argent ne suffit pas

Plus de 60 % des entreprises qui réussissent le mieux étaient prêtes à prendre plusieurs mois ou plus afin de n’embaucher que les candidats les plus prometteurs pour combler des rôles et des postes clés, contre à peine plus de 40 % chez les autres entreprises. Les entreprises qui réussissent le mieux croient en outre qu’elles offrent une rémunération et des avantages plus intéressants, un environnement de travail plus stimulant et une culture d’entreprise plus positive que les autres entreprises.

> Facteur clé no 5 : Développer des liens solides avec ses principaux fournisseurs

Les entreprises qui réussissent le mieux indiquent que plusieurs types de relation sont importants pour leur réussite. Néanmoins, à leurs yeux, les relations avec les fournisseurs sont de loin les plus importantes.

LES CINQ PIÈGES À ÉVITER

De nombreuses entreprises maîtrisent la gestion de leurs activités quotidiennes, mais finissent quand même par éprouver des difficultés financières. Pour comprendre pourquoi, nous avons étudié attentivement 118 entreprises bien établies faisant partie du portefeuille de BDC qui ont éprouvé des difficultés financières. En moyenne, elles affichaient des revenus annuels de 7,8 millions de dollars, comptaient 56 employés et exerçaient leurs activités depuis plus de 20 ans.

Notre analyse nous a permis de cerner ces cinq pièges à éviter :

> Piège no 1 : Dépendre d’une clientèle trop peu diversifiée

Près d’une entreprise sur six, dans l’échantillon examiné par BDC, a éprouvé des difficultés en partie du moins à cause de la perte d’un seul client important.

> Piège no 2 : Sous-estimer l’importance d’une gestion des finances efficace

Un manque d’expertise en gestion des finances est probablement la cause la plus fréquente des difficultés qu’éprouvent des entreprises autrement prospères. Il faut deux éléments pour gérer les finances efficacement: les bonnes connaissances et les bons outils.

> Piège no 3 : Attendre qu’il soit trop tard avant de préparer un plan d’urgence

Des événements imprévus, tels que la perte d’employés clés, l’augmentation du coût des matières premières ou une catastrophe comme un incendie ou une inondation, ont été une source de problèmes étonnamment répandue pour les entreprises qui ont éprouvé des difficultés financières.

En fait, près d’une sur trois a été victime, du moins en partie, de circonstances initialement indépendantes de sa volonté.

> Piège no 4 : Ignorer les tendances du marché

Les entreprises ont toujours dû s’adapter au changement, à mesure que les techniques de production et les préférences des consommateurs évoluaient. Au cours des dernières années, les changements technologiques rapides et la mondialisation ont rendu les nouveautés révolutionnaires de plus en plus courantes. Les entreprises qui ne s’adaptent pas risquent de péricliter.

> Piège no 5 : Tarder à demander de l’aide

Quelles que soient vos compétences en tant qu’entrepreneur, vous n’êtes pas à l’abri des difficultés financières. Dans la plupart des entreprises, une intervention rapide peut mener à un redressement efficace. Vous devez être conscient de la valeur de l’honnêteté et de la transparence avec vos partenaires. Dans le cadre d’une restructuration, il faut souvent demander une aide financière à ses partenaires, y compris les banques. Ils doivent être convaincus que vous respecterez votre part du marché et vous devez pour cela être franc avec eux. La version intégrale du rapport Les cinq facteurs clés et les cinq pièges à éviter pour réussir en affaires comprend des stratégies clés pour appliquer chaque facteur clé et éviter chaque piège ainsi que des histoires de réussite.

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