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Pourquoi faut-il créer un groupe Facebook au lieu d’une page pour son entreprise ?

La Rédaction

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Facebook est le réseau social incontournable pour communiquer sur le web. Si de nombreuses entreprises disposent de leur propre page, le groupe est souvent relégué au second plan alors qu’il présente de nombreux avantages notamment pour trouver des clients qualifiés et pour lutter contre la baisse du reach (la portée de vos publications). Quelles différences entre une page Facebook et un groupe ? Quels sont les avantages d’utiliser un groupe Facebook par rapport à la page ? Les différentes façon d’utiliser un groupe Facebook pour votre entreprise ?

Être présent sur Facebook est une évidence pour beaucoup de marques qui en revanche ne savent pas forcément comme utiliser au mieux le réseau social pour toucher leur cible : avoir une page sur Facebook et être actif de façon pertinente sont deux choses différentes. Néanmoins, la page n’est pas le seul outil à disposition des marketeurs et le groupe peut réellement s’inscrire dans des projets d’Inbound Marketing et de Lead Nurturing.

À quoi sert un groupe Facebook ?

Le groupe Facebook est un élément historique du réseau social. Il reprend quelque peu le principe du forum en favorisant l’échange entre les différents membres sur des questions précises. Contrairement à la page, le groupe permet une discussion horizontale (entre les utilisateurs) plutôt que verticale (de la marque vers les fans).

Ouvert ou fermé, cet outil offre la possibilité de sélectionner les personnes qui souhaitent en faire partie. Il dispose d’un ou plusieurs administrateurs qui jouent le rôle de modérateur :  gestion des sujets abordés, règles de bonne conduite au sein du groupe, présentation des nouveaux membres, etc.

Le groupe Facebook permet d’entretenir une relation plus personnelle avec les membres puisque c’est avant tout la communauté qui le fait vivre. Il est souvent utilisé lors de manifestations temporaires, pour des discussions privées entre amis sur un sujet donné ou pour créer une communauté de personnes évoluant dans le même secteur d’activité : groupes de freelance, graphistes à Montpellier, développeurs, etc.

Les avantages d’un groupe Facebook pour une entreprise

Le groupe Facebook peut être utilisé de deux façons différentes en marketing digital : pour fédérer une communauté ou pour faciliter la communication interne.

Le groupe Facebook pour fédérer une communauté

Créer un groupe Facebook peut vous permettre de réunir vos potentiels clients, vos clients actuels et vos fans en un seul et unique endroit. Il vous permet de détecter les personnes qui apprécient votre marque et vos publications : elles vous font confiance et veulent établir un lien solide avec vous. C’est un outil qui va donc contribuer à développer votre réseau et augmenter vos opportunités d’affaires. 

Les membres reçoivent des notifications

Lorsque vous diffuserez un message, les membres du groupe seront notifiés et vous n’avez donc pas à vous préoccuper des problématiques de portée qu’on retrouve sur les pages Facebook. A moins de les désactiver, les membres recevront des notifications par mail et sur leur app dans leur smartphone. C’est très puissant pour être visible.

Faciliter la communication interne

Si de nombreux réseaux sociaux d’entreprises se sont développés, l’utilisation de Facebook reste la plus instinctive et peut faciliter la diffusion de messages entre collaborateurs. Quelle que soit la taille de l’entreprise et sous réserve d’autorisation de la part de cette dernière, utiliser un groupe Facebook pour communiquer et noter des informations importantes qui auraient pu disparaitre dans un flux d’e-mails trop important peut être très utile. Il n’y a en effet pas besoin de former ses salariés et certains fonctionnalités comme l’historique des conversations, la possibilité de rechercher un mot-clé dans le groupe ou celle d’épingler un sujet important peuvent vite s’avérer indispensables.

Les groupes Facebook pour lutter contre la baisse du reach (portée de vos publications)

Quelles différences entre une page entreprise et un groupe Facebook ?

La page entreprise Facebook

Les pages Facebook sont la plupart du temps utilisées par des personnalités ou des marques afin de créer une présence officielle et publique sur Facebook. Les publications sont visibles de tous sans avoir besoin de liker la page.

Facebook fournit de nombreux outils pour suivre l’évolution d’une page avec des données statistiques précises ou la possibilité de créer des publicités ciblées avec Facebook Ads dans le but de faire grossir le nombre d’abonnés à la page.

Toutefois, l’animation d’une page Facebook est un travail qui ne porte ses fruits qu’à long terme, surtout si la marque ne bénéficie pas d’une forte notoriété. Ainsi, beaucoup d’entrepreneurs créent une page Facebook pour leur entreprise en pensant qu’ils vont développer rapidement leur communauté, augmenter le trafic de leur site web et améliorer la portée de leurs articles s’ils ont démarré des actions d’Inbound Marketing. Après avoir constaté qu’au bout de plusieurs semaines leurs efforts ne portaient pas leurs fruits, ces dirigeants n’alimentent plus leur page ou se contentent de relayer les publications de leurs blogs grâce à des outils d’automatisation comme Zapier ou IFTTT.

Pour que les pages fonctionnent, il faut disposer d’un budget de départ afin de faire croître rapidement la communauté. Grâce aux annonces payantes Facebook et à leurs possibilités de paramétrage, vous pouvez cibler des personnes qui viendront potentiellement liker votre page ou des articles que vous diffusez afin d’augmenter le nombre de personnes qui vous suivent.

La plupart des consommateurs considèrent cependant une page sur Facebook comme une publicité et ne la suivent que s’ils ressentent une grande attirance pour la marque.

Le groupe Facebook

Le groupe Facebook se distingue de la page au niveau des usages. S’il est tout à fait possible de partager du contenu, il incite davantage aux échanges au sein d’un petit groupe de personnes qui peut être amené à grossir. L’idée du groupe est de discuter sur des intérêts communs, le taux d’engagement est donc beaucoup plus élevé qu’une page Facebook.

L’autre avantage du groupe par rapport à la page est le paramétrage des notifications qui augmente la visibilité : les membres peuvent être notifiés à chaque fois qu’un nouveau message a été posté dans le groupe.

Toutefois, vous n’êtes pas obligé de choisir entre une page et un groupe pour votre stratégie de communication. Vous pouvez très bien conserver une page pour votre communication publique et destiner votre groupe aux ambassadeurs de votre marque, aux early adopters ou encore à vos clients. La page va alors vous servir pour la génération de leads.

Pourquoi vous devez considérer les groupes Facebook dans votre stratégie digitale ?

Intégrer le groupe Facebook dans votre stratégie digitale a plusieurs avantages si vous investissez suffisamment de temps.

  • La création d’une communauté : le groupe est le moyen de le plus rapide et le plus efficace de créer une communauté autour de votre entreprise.
  • Lutter contre la baisse du reach : Force est de constater aujourd’hui que nos publications atteignent de moins en moins nos abonnés sur la page Facebook de l’entreprise. Les raisons de ce changement est dû au changement significatif de l’algorithme de Facebook au premier trimestre 2018 pour prioriser l’affichage de publications et d’intéractions entre ses amis et membres d’une même famille au détriment des marques (entreprises). Résultat, le fil d’actualité de vos fans change et votre visibilité est en forte baisse. Le chiffre d’affaire qui découle des visites sur votre page est directement affecté. Facebook choisit volontairement de pénaliser les pages à but commercial afin de vous vendre ses solutions publicitaires !
  • Un taux d’engagement plus important : il est plus facile de faire naître des conversations au sein d’un groupe que sur une page d’entreprise.
  • Des retours d’expérience : avec les sondages ou à travers les discussions, vous pouvez savoir comment les gens utilisent votre produit et trouver des idées d’amélioration.
  • Une confiance accrue : en échangeant avec les membres du groupe de manière transparent, vous instaurez une relation de confiance qui sera bénéfique dans le développement de votre offre.

Le groupe Facebook est une source d’acquisition pour trouver des clients qualifiés !

Différentes façons d’utiliser les groupes Facebook

Avant de créer votre groupe Facebook, vous devez vous demandez quel est son objectif : réunir les gens fans de vos produits, donner à celles et ceux qui aiment votre marque un endroit où s’exprimer à propose de vos produits et services, offrir du contenu exclusif, etc.

Segmenter les utilisateurs

Si vous vendez un produit ou un service, un groupe Facebook accessible uniquement à vos clients est une possibilité intéressante. Cela vous permet d’avoir un groupe dédié aux clients actuels et de les distinguer des prospects dans une démarche de lead nurturing. Ainsi, vous pouvez distinguer les offres en fonction des groupes Facebook.

Faire du support

À l’instar des forums, les groupes Facebook peuvent servir de lieu de support technique et les réponses aux questions seront alors apportées par vous ou par des utilisateurs experts. Autre avantage : le groupe vous permettra de détecter certains problèmes que vous n’aviez pas vu au moment de lancer votre produit ou service, vous pourrez donc améliorer l’UX.

Canal d’acquisition client

En effet, vous pouvez utiliser un groupe Facebook comme canal d’acquisition client. Par exemple, vous êtes un consultant spécialisé en SEO (référencement naturel) et pour trouver des clients vous créer un groupe Facebook qui s’intitule par exemple : conseil pour créer votre site Internet professionnel » dont l’objectif est de rassembler des membres pour les aider à créer un site Internet.  À l’intérieur du groupe, vous animer le groupe en publiant des articles « tutos » « conseils » pour aider vos membres à développer un site Internet professionnel. Une fois que vos membres ont développés votre site Internet vous pouvez leur communiquer via le groupe vos offres de prestations de conseils en SEO. 

Offrir des promotions ou proposer des nouveautés

Les membres de votre groupe sont des personnes avec qui vous avez une relation privilégiée et cet espace est un bon endroit pour les remercier en leur faisant profiter d’offres spéciales ou en leur permettant de tester les nouveautés en avant-première.

Détecter les opportunités d’affaire

Les groupes Facebook vous permettent de discuter avec les membres de votre communauté, de recevoir des commentaires et d’entamer une conversation sur n’importe quel sujet. En réunissant différentes personnes dans un groupe (clients, prospects, fans, etc.) et en suivant leurs discussions, vous pouvez détecter des opportunités business qui vont se révéler très intéressantes : nouvelle offre à développer, produit ou service à améliorer, nouveau type de cible, etc.

Les groupes Facebook encore peu utilisés par les marques

Si le groupe peut être un outil marketing puissant, il est encore très peu utilisé par les marques. Plusieurs raisons peut justifier le choix des entreprises de ne pas créer un groupe Facebook :

  • Un manque de connaissances sur le sujet
  • Peu de recommandations quant à l’utilisation de cet outil par les agences digitales
  • Un manque de temps et de connaissance

Les nouvelles fonctionnalités mise en place par Facebook

  • Monétisez les groupes Facebook : lancé en juin 2018, Facebook lance un système d’abonnement payant sur certains groupes.
  • Nouvelles directives sur l’ajout de membres à votre groupe : Désormais, les membres ne sont plus automatiquement ajoutés à votre groupe lorsqu’ils sont simplement invités par d’autres membres ou administrateurs. ils sont répertoriés dans un onglet « invité » jusqu’à ce qu’ils acceptent de se joindre à eux. Cela empêche les groupes de gonfler artificiellement leur nombre, ce qui joue en votre faveur en garantissant que seules les personnes qui souhaitent consulter votre contenu le voient.
  • Le mentorat arrive dans tous les groupes : la fonctionnalité permet aux mentors et aux mentorés intéressés de former des groupes, offrant plus de valeur avec votre marque au centre et ainsi échanger.

Vous l’aurez certainement compris à la lecture de cet article, la création et l’animation d’un groupe Facebook nécessitent du temps et des ressources. Il faut établir des règles de conduite, les faire respecter, repérer les trolls et les spammeurs et cadrer les sujets évoquer. Toutes les entreprises ne disposent pas forcément des ressources en interne et n’utilisent donc pas cette fonctionnalité du réseau social. Cependant, c’est un investissement qui en vaut la peine tant les retombées peuvent être positives en termes d’images de marque mais aussi de chiffre d’affaires.

Source : Organic Facebook Reach –  Bonsey Jaden et Wydden.com

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  1. Pingback: Facebook vise à accompagner 10.000 entrepreneurs dans 6 pays d'Afrique francophone dont le Sénégal ! | Se Lancer.net Sénégal

  2. Avatar

    WILLY

    mai 27, 2019 at 11:07

    Pour les premiers pas de l’entreprise je pense qu’il faut d’abord opter pour la page. Ce serait un peu risqué de se lancer en créant un groupe ce qui aura le meme gout que les annonces à perpétuité pour les utilisateurs.Toutefois l’entreprise connu on peut alors prospecter au niveau des followers les plus fidèles pour un groupe qui vont en influer d’autres.
    CommunityMannagment M.Office

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Rivalités des pays riches au Sénégal : Quel impact sur la pauvreté et le mal-vivre ?

La Rédaction

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Le Sénégal est un pays dit de la «Téranga’’ qui, dans la langue Ouolof, sans doute la plus parlée, signifie la capacité d’accueil, d’intégration et d’hospitalité envers autrui, surtout l’étranger. Une donne culturelle qui se greffe à la réalité socio-politique et économique. Ce pays considéré comme une exception démocratique en Afrique avec deux alternances et jamais de coup d’Etat militaire, subit de plein fouet la rivalité des pays riches sur son sol, notamment les pays occidentaux en plus de la Chine, la Turquie, l’Inde, etc.

Par Georges E. Ndiaye

Le Sénégal a longtemps fait partie du pré-carré français avant que le Président Macron ne décrète la fin de la ‘’Françafrique’’.

Malgré tout, la réalité est têtue : La France est le premier partenaire du pays avec 40% des investissements, suivie de l’Union européenne et de la Chine qui grignote des points chaque année, ainsi que beaucoup d’investissements venant d’autres pays.

Car, à n’en pas douter, le Sénégal est ouvert aux capitaux étrangers et se positionne comme une porte d’entrée sur les marchés dynamiques de la sous-région, grâce notamment aux progrès réalisés ces dernières années en matière d’intégration régionale au sein de l’UEMOA (réglementation des changes, ouverture commerciale, etc.).

Le nouveau Plan Sénégal Emergent (PSE) accorde aussi une large place à l’investissement privé, dont l’investissement international.

Conséquence, il y a une nette domination étrangère, notamment occidentale, sur l’économie sénégalaise. Des secteurs stratégiques comme les télécommunications, les banques, les assurances, le tourisme et le transport aérien, l’agriculture et aujourd’hui l’exploration et l’exploitation du pétrole, du gaz, du fer, sont dominés par des pays étrangers.

Le quart du PIB du pays et des recettes fiscales viennent des investissements français.

Le second investisseur, c’est l’Union européenne tandis que des pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Maroc et la Malaisie, y  développement de plus en plus des affaires.

Ce dynamisme est à saluer si le secteur privé national n’était pas négligé par des autorités qui privilégient l’étranger. Il y a presque une préférence étrangère au Sénégal à propos des investissements.

La preuve, la dette intérieure dépasse les 400 milliards de nos francs alors que pour les seules écoles supérieures privées, la dette est de 18 milliards.

Les terres sont spoliées en faveur de sociétés étrangères qui dominent l’agriculture, le commerce, l’industrie, la pêche avec l’Union européenne qui a arraché un nouveau contrat, etc.

Pendant ce temps, la polémique sur les contrats d’exploration du pétrole, avec ce contrat signé avec Pétro-Tim, la société de Frank Timis, la complicité du frère du président Aliou Sall et toute la polémique subséquente, est symptomatique d’un malaise politique et social lancinant dans le pays.

Le dossier a atterri à la justice avec la saisine du juge d’instruction pour y voir clair. Et rien n’est sûr que les personnalités indexées vont devoir rendre compte un jour.

Pendant ce temps, la polémique sur le maintien ou non du Franc CFA gagne du terrain. Et aux dernières nouvelles, les pays africains vont convenir, à partir de 2020, de mettre graduellement sur pied une nouvelle monnaie, l’Eco, suite à la pression de nombreux politiques et intellectuels africains et des amis de l’Afrique.

Car, il n’est pas admissible que les réserves africaines en France soient estimées à près de 10 milliards d’euros – 4,6 Milliards pour La CEMAC en janvier 2016 et 5,1 milliards pour l’UEMOA en décembre 2015.

Pour les détracteurs du franc CFA, l’utilisation de ces réserves pourrait financer une partie du développement des pays africains concernés. Des réserves qui peuvent, à tout moment, être bloqués comme cela a été vu au Venezuela et en Libye.

Et ce n’est pas pour rien que certains l’appellent ‘’l’impôt colonial’’. En conséquence, le développement du Sénégal et de l’Afrique, l’épanouissement de leurs populations, ne peuvent passer que par des politiques courageuses de ‘’Africa first’’ (l’Afrique d’abord) avec la préférence nationale, le fait de battre monnaie, de signer des accords gagnant-gagnant avec nos partenaires et de traiter d’égal à égal à tous les niveaux, notamment politique et diplomatique.

Sans cela, on ne peut pas parler d’indépendance, encore moins de développement économique et social.

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2.0 – A quand le décollage du tourisme au Sénégal ?

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Nombreux sont les indicateurs internes et/ou externes qui montrent que le secteur du tourisme au Sénégal a besoin d’innover s’il ne veut pas décliner. En plus de l’Europe, les USA, et l’Australie, l’apparition de nouvelles destinations comme Dubaï et la Turquie, et les rénovations connues par d’autres comme le Thaïlande, le Brésil ou Mackau, les compétiteurs directs dans le continent comme l’Afrique du Sud, L’Egypte, le Maroc, Kenya se présentent comme des destinations touristiques de loin plus attractives que le Sénégal. Au plan interne, certains produits offerts comme le tourisme balnéaire et les safaris bas de gamme sont devenus presque obsolètes. Si l’on ajoute à cela la détérioration des sites historiques et de l’environnement avec les plages qui sont prises par la mer au niveau de St Louis et de la petite côte,  il s’impose de nouvelles stratégies bien articulées, basées sur des plans de développement durable pour faire renaître le tourisme au Sénégal.

En raison de la compétitivité mondiale accrue de l’industrie du tourisme, le Sénégal se doit de mettre l’accent sur l’innovation comme moyen de différenciation des produits, des services et des technologies en  cours d’utilisation pour le développement dudit secteur. De nouvelles manières de penser le développement du tourisme sont nécessaires pour capitaliser sur les technologies émergentes et les changements sociétaux. Les fournisseurs de tourisme utilisent davantage des données et des matrices très complexes menant à des analyses plus détaillées et plus précises des informations pour mieux comprendre et prévoir les tendances. En plus, l’innovation ouverte crée de nouveaux modèles commerciaux pour les opérateurs touristiques basés sur un processus de co-création. Cela a entraîné un changement d’attitude de la société à l’égard du tourisme, avec une économie de partage de plus en plus importante.

Il est donc impératif que les leaders au Sénégal comprennent comment la nécessité de l’innovation remet en question les hypothèses existantes dans le secteur du tourisme et de proposer des alternatives efficientes et durables. Ceci est important car l’innovation touristique est un sujet interdisciplinaire lié à d’autres domaines tels que l’économie, le développement communautaire, l’investissement, la planification régionale, le secteur privé, l’éducation… donc son discernement et sa maitrise faciliteront la compréhension des synergies potentielles liées au développement du tourisme et de son incidence sur d’autres domaines d’activité de la société.

En raison de l’importance croissante accordée aux services et aux entreprises à forte intensité de croissance dans l’économie mondiale, l’heure est donc à l’imagination de suggestions créatives et innovantes dans le secteur du tourisme menant à différents pôles de développements potentiels dudit secteur.

Au plan international, il est globalement accepté que l’innovation est un moteur des nouveaux services touristiques et est particulièrement nécessaire dans le secteur du tourisme en raison des changements survenant dans l’environnement mondial. Les technologies émergentes telles que l’intelligence artificiel, l’innovation ouverte, la biométrie, la géo-localisation… ont eu pour conséquences des gammes variées d’innovations touristiques liées aux produits, aux services et aux technologies. L’aboutissement étant la nécessité d’une approche globale de l’innovation touristique basée sur la compréhension des nouvelles tendances  permettant de mieux comprendre la manière dont l’innovation touristique est conceptualisée et comment les gestionnaires du tourisme peuvent utiliser davantage l’innovation pour améliorer les performances.

Les leader et professionnels du tourisme au Sénégal sont donc dans l’impératif de cerner les paradigmes émergents de l’innovation qui transformeront le secteur du tourisme dans un futur proche afin de comprendre le rôle de l’influence institutionnelle et culturelle sur l’innovation dans le secteur.

  1. L’instabilité gouvernementale est un frein au développement du tourisme surtout dans des pays comme le Sénégal où il n’existe toujours pas de plan cadre de développement du tourisme. L’heure est à l’imagination de types de politiques et de réglementations gouvernementales qui favorisent l’émergence d’innovations dans l’élaboration de stratégies dans le domaine du tourisme. De ce fait cela peut induire des entreprises touristiques qui innovent sur la base de changements d’attitudes du gouvernement à l’égard du concept de tourisme. Une innovation de taille devant émaner du Gouvernement est une position claire du tourisme dans les politiques et programmes de développement traduisant le niveau de reconnaissance, par le gouvernement et les agences, de l’importance du tourisme pour le développement durable du Sénégal, qui se base sur des politiques et programmes généraux de développement précis. S’il y a des politiques bien établies, des stratégies claires et des plans bien élaborés, le secteur du tourisme au Sénégal aura dans son ensemble une orientation pour son développement et sa gestion durable, soutenus par des législations et des réglementations solides.

Le tourisme contemporain ne peut se développer sans stratégies de développements bien élaborées  avec l’appui de techniciens avères dudit secteur. Le paradoxe au Sénégal est que depuis la fin de l’année 1998 il n’y a pas de spécialiste dudit secteur à la tête du Ministère du Tourisme. Pire encore, on peut affirmer sans risque de se tromper que c’est le Ministère qui a connu le plus de mutations ces vingt dernières années. En conséquence, non seulement il n’y pas eu de plan cadre de développements du tourisme mais il y a eu un manque total continuité de politique touristique. La résultante en est une absence totale de vision, la corruption, un manque de continuité dans les différentes politiques gouvernementales, absence de gestion adéquate des ressources humaines et naturelles, qui sont tous pour amener des écarts de plus en plus grandissants entre l’élaboration des politiques et leurs implémentations.  Le Sénégal a aujourd’hui besoin de plus de stabilité au niveau du Ministère du Tourisme. Le Ministre n’est pas obligé d’être un spécialiste du tourisme mais se doit de travailler avec des techniciens capables de mettre en œuvre et d’appliquer des programmes de développent du tourisme avec l’efficience requise. Le tourisme touche presque tous les secteurs de l’économie du pays, donc mérite une plus grande attention de la part du gouvernement pour la mise en place de lois, de politiques, et de modes de gestions cohérentes pour être en adéquation avec le fonctionnement de la politique générale en cours.

  1. Comme largement détailles dans la première version de l’article « A quand le décollage du tourisme au Sénégal? » les autorités du tourisme au Sénégal se doivent de travailler sur des bases claires, avec une planification à long terme rigoureusement établie, qui sans aucun doute passe par l’élaboration d’un plan cadre de développement fiable démontrant une vision explicite. Il est important de tenir en compte le fait que l’innovation touristique concerne l’aspect pragmatique et utilitaire de la production et de la consommation touristique, ainsi que l’ontologie des attitudes et de la consommation touristiques de produits touristiques innovants. Elément incontournable de la chaine de valeur de développement dudit secteur, le plan cadre lance lui-même les premiers jalons de la conceptualisation, de l’élaboration, et de l’opérationnalisation même de l’innovation. Donc il est possible d’affirmer sans risque de se tromper que le développement durable du tourisme repose inéluctablement dans les méthodes de planification.
  2. Le développement du secteur du tourisme au Sénégal ne peut se faire sans des hommes et des femmes qui ont une bonne maitrise des tendances et des exigences du tourisme au plan international. Cela supposes des acteurs suffisamment bien formés au plan opérationnel, mais aussi des planificateurs qui ont une bonne connaissance du marché pouvant même faire des recherches poussées dans le domaine de l’innovation. Cela suppose non seulement des études poussées en tourisme et secteurs affairant mais aussi des missions de formation aussi bien  à l’étranger qu’au plan local.   Les utilisateurs attendent et exigent un service complet des entreprises de tourisme. Le modèle commercial a changé et avec un service 360 ​​° complet, les possibilités de croissance, d’offre de produits complémentaires et de création de nouveaux secteurs d’activité se multiplient. Les avancées dans le domaine de la technologie permettent aujourd’hui à l’apprentissage automatique d’utiliser d’énormes masses d’informations disponibles, de les peaufiner pour prédire l’avenir et atteindre les objectifs visés. Les bibliothèques virtuelles peuvent être des supports de grande valeur pour la formation des acteurs. Microsoft et Google viennent d’aider à la mise en place d’un centre pour l’innovation dans  le tourisme au Portugal. Ce centre a pour but de promouvoir l’innovation et l’utilisation de la technologie dans la chaine de valeur du tourisme et promouvoir la destination Portugal comme un hub touristique. Il est de plus en plus difficile de surprendre les clients, ce qui conduit à un niveau de normes plus élevé, rendant ainsi plus complexe la satisfaction de leurs attentes. La « SERVICTION » qui est une notion qui combine le service à sa production exige pour un tourisme de qualité des prestataires de hauts calibres pour bien répondre aux exigences des consommateurs. Il en est de même pour le modelé « SERVIQUAL » basé sur la fiabilité, l’assurance, la tangibilité, l’empathie et la réactivité qui exige des acteurs pouvant offrir des prestations sans faille. Donc aux leaders du secteur de recruter les hommes qu’il faut et de les mettre aux places qu’il faut. Les entreprises du secteur du tourisme doivent être prêtes à faire face à tous les problèmes et disposer d’équipes de professionnels qualifiés prête à offrir en tout instant un excellent service.
  3. Un autre domaine qui exige des innovations majeures est la « co-création » qui peut être définie comme une initiative de gestion, ou une forme de stratégie économique, qui réunit différentes parties, afin de produire conjointement un résultat mutuellement valorisé. Ici nous suggérons un mélange d’idées entre leaders, acteurs, clients, et fournisseurs du tourisme au Sénégal, aussi bien nationaux qu’internationaux dans le but de créer de nouvelles synergies, sources de nouvelles idées et approches pour le développement du tourisme. La valeur co-créée prend la forme d’expériences personnalisées uniques pour tous les acteurs, de revenus continus, d’apprentissage et de meilleurs moteurs de performance du marché du tourisme Sénégalais.

Toutes les innovations ne sont pas spécifiquement recherchées; parfois, ils surviennent en réponse à un problème ou à un besoin. Il ne fait aucun doute que le développement de nouvelles idées en collaborations avec les parties concernées offre au tourisme sénégalais la capacité de créer de la valeur supplémentaire pour les clients et une croissance durable pour les entrepreneurs. Cependant, les processus de gestion menant à de nouveaux produits ou à des innovations sont extrêmement complexes, en particulier dans un secteur dominé par les services, comme le tourisme.

  1. Les avancés dans le domaine de la technologie et surtout de l’internet impose aux acteurs du tourisme au Sénégal de faire des innovations dans la bonne maitrise des « big data » et l’élaboration et l’analyse de statistiques fiables. L’énorme dépôt de données et d’informations que nous avons aujourd’hui, c’est-à-dire les méga-données, nous permet de prédire intelligemment en partie ce qui se passera demain et d’accéder à ces informations. En d’autres termes, en plus des informations basées sur les prévisions du système informatique de notre hôtel ou de notre entreprise, nous pouvons accéder à des informations fiables sur ce qui se passera dans le futur, sur le nombre de réservations annulées, sur le nombre de défections attendues et d’autres variables qui nous aideront à répondre de manière adéquate à nos besoins en ressources humaines, à rationaliser la gestion et à fournir un meilleur service. Il s’agit d’une méthodologie de travail basée sur la technologie qui utilise des informations passées pour prédire des événements futurs. Pour l’industrie du tourisme, les méga-données peuvent être très intéressantes d’un point de vue macro, mais le sont moins au niveau micro. Bien que l’approche macro puisse fournir d’énormes quantités d’informations sur des aspects tels que les flux touristiques, nous parlons en définitive d’entreprises individuelles qui ont besoin d’informations fonctionnelles pour les aider. Le Cloud est un must pour toutes les entreprises de tourisme, dont beaucoup sont internationales, avec plusieurs sièges et stratégies multicanaux. De nos jours, il ne s’agit plus d’accéder à l’information; il faut savoir la gérer et l’interpréter pour prendre des décisions stratégiques.
  2. Le tourisme est l’un des moteurs de l’économie du Sénégal et le secteur domestique est actuellement dans une phase de croissance en s’adaptant aux nouveaux canaux en ligne. Cependant, il y a certains domaines sur lesquels nous devons travailler davantage. L’adoption de nouvelles technologies et leur utilisation à plus grande échelle, la transformation digitale, et l’utilisation des outils de gestion avancés et le « big data » pour obtenir des données qualitatives sur la clientèle sont des questions qui doivent encore être traitées par le secteur national du tourisme. La technologie joue un rôle vital et joue un rôle moteur dans certaines des tendances qui définiront les futures stratégies numériques du secteur. Si la croissance du commerce électronique a été constante, le commerce mobile devrait être plus que dynamique. Tout avoir à portée de main sans penser au temps, à l’espace et aux alternatives de paiement. Les consommateurs veulent et attendent une réponse immédiate. Cela nécessite que nous fournissions des solutions immédiatement et que nous répondions aux éventuelles erreurs ou problèmes pouvant survenir. Une innovation de taille qui peut aider en ce sens est le DIS « Destination Information Système » qui donne en temps réel des informations aux visiteurs et touristes. Il est donc impératif d’innover dans le domaine de la géo-localisation et la réalité virtuelle qui sont des outils qui améliorent la prestation de services et offrent de nouvelles expériences aux clients. Elles fournissent également à la société des informations précieuses sur le comportement et les préférences des clients. Au Sénégal, nous devons penser davantage à la satisfaction du client pour parvenir à un tourisme durable et innovant afin d’être une référence touristique au niveau continental.
  3. Une autre innovation de taille serait de systématiquement d’inclure et d’intégrer le développement durable et la responsabilité sociale dans toutes les approches, stratégies et/ou projets touristiques au Sénégal. Un code de l’utilisation des ressources doit être introduit et une charte signée et adoptée par tous les promoteurs de projets touristiques. Nous comprenons que divers variables sont en jeu dans le développement durable et la responsabilité sociale, c’est pourquoi un code de l’utilisation des ressources peut servir de base pour une utilisation saine des ressources. Aussi il faut impérativement que les populations locales bénéficient des retombées du tourisme. Une nouvelle charte dans l’exploitation des sites touristiques se devrait d’être implantée en y insérant de manière systématique le pourcentage qui doit aller à la population locale.
  4. Aujourd’hui, le développent du tourisme au Sénégal exige un nouveau type de leadership qui spécifie clairement le rôle des parties prenantes dans la facilitation du processus d’innovation. Ce nouveau type de leadership suppose des planificateurs qui ont une bonne compréhension de concepts tels que comment les villes intelligentes contribuent-ils à davantage d’innovation dans le tourisme? Comment intégrer certains paradigmes qui émergent du Nord dans les planifications de projets dans le sud ?

Ces nouveaux type et styles de leadership sont pour inciter les employés à créer des idées, des produits et des services créatifs. Un des objectifs recherchés est d’être leader même en innovation dans le tourisme dans le continent.

En tant qu’approche du développement organisationnel, le leadership en innovation peut contribuer à la réalisation de la mission ou de la vision des dirigeants du secteur du tourisme au Sénégal. Avec les nouvelles technologies et les nouveaux processus, il est nécessaire que les organisations pensent de manière innovante pour assurer leur succès continu et rester compétitives. Sans leadership en innovation, les organisations risquent de se débattre. Ce nouvel appel à l’innovation représente le passage de la vision traditionnelle des pratiques organisationnelles du 20ème siècle, qui décourageait les comportements innovants des employés, à la vision du 21ème siècle consistant à valoriser la pensée innovante en tant qu’influence potentiellement puissante sur la performance organisationnelle.

Souleymane DIOP

MA TBA Université de Birmingham UK

ttcgsenegal@gmail.com

Tel : +221 7777 492 6397

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D’athlète de la NBA à investisseur, comment ma vie a pris un tournant décisif

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Avril 2016, ma saison chez les Denver Nuggets se termine. Je viens de réaliser mon rêve de gosse : intégrer la meilleur ligue du monde, la NBA. Apaisement, satisfaction, bonheur, et fierté étaient les sentiments qui m’habitaient. Je venais de concrétiser le travail et la persévérance d’une petite dizaine d’années et, en continuant de la sorte je serais en position de gagner assez d’argent pour vivre une retraite on ne peut plus paisible sans vraiment avoir besoin de me remettre à travailler un jour.

Axel Toupane est un joueur français de basketball. Après avoir signé avec la NBA en 2016, il fait évoluer sa carrière pour se lancer dans le monde de l’investissement, et des startups.

Cependant cette vision de mon après carrière a été totalement bouleversée lors d’un déjeuner avec mon meilleur ami Bruno sur la terrasse du restaurant les Deux Magots à Paris. Je jouais simplement au Basket lorsqu’il me proposa d’investir dans sa startup…

Ce fut un véritable choc pour moi qui ne faisait que du Basket depuis l’obtention de mon Baccalauréat en 2011. La routine du joueur professionnel est souvent peu compatible avec les études supérieures, surtout lorsqu’on est jeune et que l’on doit gagner sa place. J’étais en quelque sorte « un expert » dans mon domaine mais à l’inverse un total novice dans le milieu du business. A ce moment, des milliers de questions fusaient dans ma tête : comment fait-on pour investir ? Combien faut-il investir ? Si le projet n’aboutit pas va t-on devoir partager les dettes ? Comment déterminer combien mon investissement va me rapporter ? Je ressentais alors clairement un manque de connaissance que je devais combler.

Du basket à Greenlux Car

Après avoir approfondi nos discussions et trouvé des réponses à mes questions, j’ai eu la chance de l’accompagner au Festival de Cannes, un véritable déclic. Sa société Greenlux Car est une startup née en 2013 qui propose une application de service de chauffeur privé avec des voitures plus respectueuses de l’environnement, c’est à dire des voitures électriques ou des voitures hybrides. A l’occasion de ce Festival du Film, il avait signé un partenariat avec BMW pour la promotion de leur Nouvelle série 7 et de la BMW i8. Nous vivions tous ensemble pendant une quinzaine de jours, Bruno le CEO de la boite, Malik le CTO, ainsi que Freddy et Rui qui étaient responsables des opérations et des chauffeurs. C’est aussi ça l’esprit startup, bonne ambiance, solidarité, rigolade, et entraide. Pour moi le but était vraiment d’apprendre, comprendre, me familiariser avec le monde du business et de l’entrepreneuriat, et je n’ai pas été déçu. Entre négociations de contrats, gestion des employés, « business meetings » et nouvelles rencontres, ce fut très intense et très enrichissant, et cela m’a permis d’aiguiser mes connaissances. Et justement, l’une des choses que j’ai appris là-bas, c’est que peu importe le projet, le plus important c’est l’homme qui se cache derrière car c’est un bon moyen d’essayer de mesurer le potentiel succès du projet.

Je suis alors rentré à Paris avec de toutes nouvelles connaissances et beaucoup de motivation. Moi qui ne voulais pas ou peu travailler après ma carrière, j’y ai vu une belle opportunité de rester actif et d’ajouter des revenus supplémentaires avec le sentiment de m’impliquer dans un secteur où les gains pouvaient être encore plus important. Ce qui m’a rapidement plu c’est que ce processus allait plus loin qu’un simple investissement. La suite logique étant d’aider le projet à grandir, apporter ses idées et son savoir, parfois son image dans le cas des sportifs, pour participer au bon développement de la startup. C’est aussi à ce moment que j’ai appris que des basketteurs tels que Stephen Curry, Kevin Durant, et Andre Iguodala des Golden State Warriors dans la région de San Francisco, ont monté leur propre fonds d’investissement ce qui m’a aidé à me projeter et surtout de m’inspirer sur la voie à suivre. D’autres sportifs comme Lebron James ou Jaylen Brown qui s’impliquent dans l’entreprenariat social et dont l’un a même intervenu dans une université prestigieuse comme Harvard, m’ont donné envie d’aller encore plus loin que simplement faire du business mais aussi d’inspirer les gens et d’avoir un impact positif sur la société !

Les sportifs, ces entrepreneurs nés ?

Selon moi, nous, les sportif de haut niveau, avons un potentiel énorme de par les valeurs que nous acquérons dès notre jeune âge tel le partage, l’esprit d’équipe, la discipline, gérer l’adversité mais aussi nos émotions et le stress, savoir parler aux médias, avoir une éthique de travail, développer un esprit de compétition à toute épreuve; toutes ces valeurs sont de l’or et on les retrouvent dans l’univers des startups. Ajoutez à ces valeurs notre plateforme, notre notoriété, et vous avez là des potentiels businessmen avec beaucoup d’atouts.

Pour y arriver je devais continuer d’apprendre, de m’informer, de m’éduquer, et lors d’une discussion avec Bruno qui lui est passé par l’ESSEC Business School, il a évoqué l’idée d’intégrer un programme d’été dans une Business School. J’ai alors postulé à HEC Paris et après avoir mis toutes les chances de mon coté, mon dossier a été accepté. J’ai donc hâte de rejoindre en Juillet prochain l’une des meilleurs Business School du monde pour suivre des cours de Luxury Management.

Mon père a aussi joué un rôle prépondérant dans cette décision. Il a toujours été un exemple pour moi. Basketteur professionnel lui aussi, en fin de carrière il jouait, entrainait, et passait ses diplômes en même temps. Peu commun et peu conseillé pour un sportif mais très inspirant pour moi son fils qui le voyait travailler en allant me coucher et au réveil, sous un nombres incalculable de feuilles, entouré par le bruit de l’imprimante, et l’odeur du café.

Aussi il était important pour moi de mieux optimiser mon temps. En tant qu’athlète on est souvent enfermé dans une routine de manger, s’entrainer, dormir qui nous laisse souvent la chance d’avoir entre 5 et 8 heures libres par jour. Plus jeune je me contentais de jouer aux jeux vidéo, regarder la télé, faire des choses dont je ne me souviens même plus aujourd’hui. Ce temps utilisé à bon escient allait me permettre de me préparer pour ma nouvelle rentrée scolaire mais aussi de continuer mon travail de recherche, de compréhension des différents mécanismes, des différentes philosophies, et des différents codes du monde de l’entrepreneuriat.

Aujourd’hui vous l’aurez compris j’ai bel et bien investi dans la startup de mon meilleur ami mais j’ai aussi réalisé d’autres investissements dans différents secteurs. Investir ça ne veut pas forcement dire mettre des millions, chacun a des revenus différents, mais pour moi il est devenu beaucoup plus logique d’investir l’argent que j’aurais pu dépenser auparavant dans des choses beaucoup plus futiles.

Une chose que j’ai appris et qui me semble indispensable c’est qu’il faut se donner les moyens et mettre toutes les chances de son côté pour réussir dans le monde du business d’où pour moi la décision de rejoindre HEC, qui additionné à mon travail quotidien de recherche et de compréhension me permet d’avoir une meilleure vision.

Le plus excitant pour moi c’est que j’ai trouvé un moyen différent que celui du sport de mettre à mal ma compétitivité et ma perpétuelle envie de progresser, et j’ose espérer que ce n’est que le début car j’ai beaucoup d’autres projets en tête dont j’espère vous parler rapidement.

Par Axel Toupane sur Maddyness

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Les entreprises commencent généralement Petit… L’exemple de Ameth Amar !

Makhtar Gueye

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En lisant hier le témoignage de Abdoul Mbaye sur le défunt Ameth Amar, un passage a attiré mon attention. 

Un seul dénominateur commun : tous les champions économiques commencent Petit.

Voici l’extrait du témoignage : « La vraie histoire de Ameth Amar commence avec une vielle voiture R5 qu’il possède mais préfère vendre pour acheter un petit bateau lui permettant de ravitailler des navires restés au large du Port de Dakar. Puis, il a l’art de faire grandir et bien grandir ».

Pourtant Ameth Amar, l’homme que les banques refusaient de financer est parvenu à bâtir un empire de plus de 60 milliards de chiffre d’affaire par an, d’après Jeune Afrique.

Une histoire d’un homme à la fois inspirant et ambitieux tel que relaté par Jeune Afrique dans son journal.

D’une PME moribonde à NMA

Le fondateur du groupe agro-industriel La Nouvelle minoterie africaine (NMA) lancée à la fin des années 1990 était l’un des industriels les plus importants du pays (pâtes alimentaires, farine panifiable, provende, etc.)

IL ÉTAIT L’UN DES RARES ENTREPRENEURS LOCAUX À AVOIR PRIS LE CONTRÔLE D’UNE COMPAGNIE D’ORIGINE ÉTRANGÈRE

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Il rachète alors pour 13 millions de F CFA une PME moribonde de fabrication de nourriture animale à la Senchim – filiale des Industries chimiques du Sénégal. Il réussit à en faire en l’espace de deux décennies l’une des toutes premières entreprises agroalimentaires du pays.

En 2015, il s’empare des historiques Moulins Sentenac (MS), un des acteurs de la minoterie les plus anciens d’Afrique de l’Ouest, implanté à Bel-Air, près du port de Dakar, avant de les transformer entièrement pour environ 12 milliards de F CFA (18,3 millions d’euros). Fier de cette opération de rachat et de modernisation, il était l’un des rares entrepreneurs locaux à avoir pris le contrôle d’une compagnie d’origine étrangère.

Capitaine d’industrie

La NMA est aujourd’hui l’un des leaders de la filière agro-industrielle au Sénégal, avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 60 milliards de F CFA. Elle emploie près de 500 collaborateurs. L’un des derniers combats menés par cet homme d’affaires a été la création de regroupements industriels solides dans le pays afin de stopper le délitement du tissu industriel.

Celui qui était également actionnaire de la Banque nationale de développement économique (BNDE), était aussi l’un des principaux initiateurs du Syndicat professionnel des industriels du Sénégal (SPIS), porté sur les fonts baptismaux il y a moins d’une année.

« L’université Cheikh Anta Diop et la Fondation UCAD sont endeuillées suite au rappel à Dieu de M. Ameth Amar le plus grand bienfaiteur des étudiants démunis de notre communauté » a twitté Ibrahima Thioub, le recteur de l’institution. « Un militant infatigable de l’Université nous quitte », a-t-il ajouté.

NMA Sanders produit :

  • De la Farine de blé tendre,
  • Des aliments pour  Bétail sous la marque KHONTE
  • Des aliments pour Volaille et pour poissons,
  • Des Pâtes Alimentaires sous la marque PASTAMI.

Concessionnaire exclusif de la marque Sanders en Afrique de l’Ouest, la NMA  est  une société entièrement sénégalaise de par ses ressources humaines,  son encadrement et son capital.

Acteur majeur dans son secteur d’activité, la NMA offre une large gamme de produits en nutrition humaine et animale.

Sa capacité de production journalière est de :

  • 400 tonnes pour l’usine d’aliment
  • 250 tonnes pour le moulin
  • 55 tonnes pour les pâtes alimentaires

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Nov
27
mer
8:00 Foire des Investissements et des... @ Place du Souvenir Africain
Foire des Investissements et des... @ Place du Souvenir Africain
Nov 27 @ 8:00 – Nov 28 @ 7:42
Foire des Investissements et des Projets Afrique-Canada (FIPAC 2019) @ Place du Souvenir Africain
Description La foire des investissements et des projets Afrique-Canada, c’est : – Une programmation riche et diversifiée – Plus de 300 porteurs de projets attendus – Plusieurs pays africains représentés – Le Canada fortement représenté[...]

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