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Entrepreneure immigrante : Une bijoutière sénégalaise se lance en affaires à Ottawa

La Rédaction

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Marème Thiam a décidé de s’établir dans la capitale canadienne en 2011, après avoir rencontré son mari, un Ottavien d’origine sénégalaise lui aussi. Depuis cinq ans, elle gère un kiosque sur le marché By, où elle vend des bijoux faits à la main et des paniers de paille et de cuir. L’artisane et femme d’affaires africaine se prépare maintenant à ouvrir son premier magasin et compte aider une nouvelle génération de migrants à devenir des entrepreneurs.

Un texte de Kevin Sweet Radio-Canada

Marème Thiam se décrit comme une « nomade qui a habité partout dans le monde ». Lorsqu’elle a décidé de quitter son pays natal, c’était pour immigrer aux États-Unis. Mais le hasard, ou le destin, a plutôt fait en sorte qu’elle est tombée amoureuse d’un Canadien. C’est donc à Ottawa que la Sénégalaise a décidé de s’établir.

Assise dans son kiosque, entourée des paniers tressés de toutes les couleurs, Marème Thiam travaille sur un collier.

L’artisane garde toujours à portée de main tout ce dont elle a besoin pour créer ses colliers. Photo : Radio-Canada

« C’est un pays qui a moins de stress. Surtout la ville d’Ottawa. Ce sont des personnes très gentilles qui peuvent bien t’accueillir. Mais, par contre, il faut bien comprendre le système », précise la joaillière.

Mme Thiam, comme plusieurs immigrants arrivant au Canada, a trouvé la période d’adaptation plutôt difficile. Des choses simples, comme l’obtention et le paiement d’une carte de crédit, peuvent représenter un défi pour un nouvel arrivant. Parlez-en à l’artiste qui continue d’avoir des ennuis financiers remontant à la première fois qu’elle n’a pas payé sa carte de crédit à la fin du mois.

Les longs colliers portés à ras le cou sont confectionnés de milliers de perles multicolores montées sur des cercles de métal aux motifs africains.

Marème Thiam confectionne ses colliers à la main, à Ottawa. Photo : Radio-Canada / Kevin Sweet

Elle veut maintenant mettre ses connaissances, parfois durement acquises, au service d’une jeune génération de migrants.

« J’ai vu qu’il était important de former des artisans qui ne sont pas allés aux études et qui n’ont pas appris comment faire pour agrandir leurs services », explique la femme d’affaires.

Mettre à profit son héritage

Marème Thiam, à l’instar de la plupart des jeunes Ségénalaises, a appris à transformer la paille et le cuir en oeuvres d’art et objets pratiques, comme des paniers à linge.

Je suis d’une famille très prolétaire, donc qui n’avait pas les moyens qu’il fallait. Mais je savais coudre des vêtements et je savais me fabriquer des petites choses. Et, donc, j’ai carrément foncé là-dessus. Marème Thiam, artisane

Elle a commencé à fabriquer des bijoux et des chaussures par choix, mais aussi pour survivre.

« Il est important de comprendre que 90 % de la population sénégalaise est artisane. Donc, le Sénégal fonctionne plus par l’artisanat », explique Mme Thiam.

Assise dans le fond de son kiosque, la créatrice africaine discute avec une cliente admirant ses colliers.

Marème Thiam se réjouit de pouvoir faire découvrir son art aux gens d’ici. Photo : Radio-Canada

En arrivant au Canada, il était dès lors hors de question que la joaillière mette de côté ce qui était inné chez elle, ni quelque chose qu’elle aimait plus que tout.

« J’ai étudié le marché et je me suis dit que travailler quelque part, ce n’était pas moi. Parce que je suis habituée à être indépendante. J’ai commencé à travailler à l’âge de 14 ans parce qu’il fait subvenir à mes besoins et aux besoins de ma famille », dit-elle.

Créer dans un monde d’échanges culturels

Son mari l’encourage à ouvrir un kiosque sur le marché By pour lui permettre de vendre ses bijoux et son artisanat. C’est aussi une occasion d’étudier les habitudes de consommation des Canadiens.

Elle a donc pignon sur rue, rue York, depuis cinq ans et compte une clientèle 80 % blanche.

Des paniers colorés sont présentés sur une table.

Chaque panier tressé par des artisanes au Sénégal représente environ sept jours de travail. Photo : Radio-Canada / Kevin Sweet

À une époque où l’on parle beaucoup d’appropriation culturelle, Marème Thiam n’éprouve aucun problème à ce qu’une personne blanche porte des vêtements traditionnels africains. Au contraire.

On est dans un monde d’échanges culturels. […] C’est une fierté de voir une Blanche porter un collier dont vous connaissez l’histoire. […] Et le fait de pouvoir exporter notre art et de faire en sorte que le monde le découvre, c’est un plaisir. Il ne devrait pas y avoir de gêne. Marème Thiam, artisane

Les bijoux sont créés à Ottawa, mais les paniers, eux, sont toujours fabriqués au Sénégal. D’une part, à cause de la qualité de la paille. De l’autre, parce que Marème Thiam souhaitait « faire vivre » des femme qu’elle côtoie depuis des années.

Elle sont environ 1200 femmes à mettre la main à la pâte pour confectionner les paniers. Un panier représente sept jours de travail.

Un premier magasin

La joaillière et femme d’affaires ouvrira également son premier magasin, la semaine prochaine, dans le secteur Vanier. La boutique portera le nom de Raféta, qui signifie « beauté » en sénégalais.

« Pour la beauté de tout ce que ces artisans fabriquent. Ça va être l’une des premières vitrines africaines à Ottawa. Ça a été durement conçu par une Africaine venue du Sénégal qui avait ce rêve-là depuis de nombreuses années », raconte-t-elle.

Elle souhaite maintenant servir de preuve qu’il est possible de réussir dans un pays d’adoption et veut former des jeunes artisans à même ses nouveaux locaux.

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Un étudiant de Rouen lance une boisson sénégalo-normande à base de fleur d’hibiscus

La Rédaction

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L’aventure de Mohamed Lamine Touré prend racine dans les traditions du Sénégal. Consommé déjà à l’époque des pharaons, le bissap «est la boisson de la Téranga, de l’accueil en wolof. Elle se partage», explique l’étudiant rouennais, qui lance à la mi-octobre une version modernisée de ce breuvage à base de fleur d’hibiscus baptisé Hibissap.

Passionné par l’agroalimentaire, après un cursus universitaire en économie dans son pays, il décroche une licence professionnelle Formulation et développement des produits alimentaires au lycée agricole d’Yvetot, puis un master 2 Administration et gestion des entreprises à l’IAE de Rouen.

Boisson équitable

Soutenu par ses professeurs, Mohamed Lamine Touré a mené en parallèle, dans le cadre des projets d’innovations, la création de sa boisson «saine et naturelle».

«Je suis reparti de zéro par rapport au bissap, avec la volonté d’en faire une boisson bien-être sans alcool. Alors, j’ai travaillé autour de produits frais de Normandie et de la fleur d’hibiscus cultivée par des agriculteurs sénégalais.» Le jeune homme inscrit sa démarche dans un cadre équitable, 1 centime par bouteille sera reversé aux producteurs sénégalais, en plus de l’achat des fleurs. «Pourquoi la fleur d’hibiscus ?, continue le nouvel entrepreneur. Car, elle a des effets contre le stress oxydatif, apporte des fibres et permet de réguler la pression artérielle. De plus, la composition ne comporte aucun sucre ajouté. Cela en fait un breuvage de tous les instants. C’est frais, doux, sans ingrédient de synthèse. On peut même l’utiliser pour des cocktails.»

Il a mis deux ans avant de pouvoir proposer les premières dégustations. «Je suis soutenu par la CCI et pour le moment j’utilise le laboratoire R&D du lycée agricole d’Yvetot. Bientôt, la boisson sera fabriquée et mise en bouteilles par Le Pressoir de Normandie à Grossoeuvre (27)Ensuite, on pourra la trouver dans les bars, les restaurants, les salles de sport et aussi dans les épiceries fines.»

La commercialisation débute. Hibissap va apparaître d’abord lors d’un évènement à l’Université de Rouen, puis dans les réseaux de distribution classique. «Mon objectif, à moyen terme, est de monter mes lignes de production. Une de préparation et d’embouteillage en France et une de préparation du nectar de la fleur au Sénégal. Je vise l’international. Je serai donc présent au salon Dubaï2020 et aussi aux États-Unis, le premier pays consommateur de ce type de boisson. Je ne vais pas oublier les réseaux sociaux, les ambassadeurs dans le sport et le monde du showbiz. Tout cela sans laisser tomber la Normandie qui est une terre d’entrepreneurs», complète Mohamed Lamine Touré.

Paris-normandie.fr

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Entrevue avec l’entrepreneure Marianne Seck Tall de H2E, ingénieure pionnière des maisons écologiques au Sénégal

Alioune Badara Fall

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Dans un monde où les questions de l’environnement occupent une place prépondérante lors des rencontres internationale, les enjeux deviennent sérieux. L’entrepreneure Marianne Seck Tall initiatrice du projet H2E ne tarde pas à mettre en contribution son expérience d’ingénieur en génie civil pour apporter des solutions dans la construction de bâtiments au Sénégal.

Elle perçoit les constructions en terre comme une réponse innovante aux réalités sénégalaises en rendant accessibles des logements écologiques, économiques et à faible consommation énergétique.

« Le H2E (ou HABITAT- ÉCOLOGIQUE- ÉCONOMIQUE) construit des maisons en terre avec une faible pollution et un impact direct pour la promotion de l’environnement.»

Marianne Seck Tall H2E

Dans cette entrevue accordée à Selancer.net Marianne dévoile ses ambitions et se dit prête à entamer la 2e édition des formations H2E Training initiées depuis l’année dernière.

Selancer: Pourquoi le choix de ces maisons «en terre» qu’on voit rarement en milieu urbain?

Mme Seck : Les questions écologique et environnementale sont très préoccupantes actuellement à travers le monde. C’est une finalité pour tout bâtisseur de protéger l’environnement. Nous (H2E) œuvrons pour une construction avec une faible pollution en encourageant le développement durable mais en même pour la promotion de l’économie nationale.

Selancer : Parlons de l’aspect sécuritaire! Ces maisons résistent-elles longtemps ?

Mme Seck: Nous prenons en charge cet aspect sécuritaire et technique de réalisation en procédant à des études descentes avant la réalisation de la structure. Tout ce que nous faisons est basé sur des plans, des recherches respectant les normes et critères de sécurité. Si nous avons une bonne fondation, il n’y a pas moins que ces maisons ne résistent pas autant que l’habitat standard.

Selancer: Est-ce que les sénégalais adhèrent à ce nouveau «nouveau» type de projet?

Mme Seck: Pour l’instant nous sommes dans un stade de débutant dans le sens où nous ne faisons aucune activité pour faire la promotion de ce projet. Néanmoins nous avons une certaine visibilité de par les réseaux sociaux.

Selancer: Ces types de maisons en terre sont-elles visibles à DAKAR ?

Mme Seck: Oui ils en existent bel bien ici à DAKAR. Nous pouvons vous mettre en rapport avec un de nos responsables pour visiter ces maisons faites en terre. Nos clients sont satisfaits et en parlent à leur entourage.

Selancer: Est- ce qu’elles coûtent chères ?

Mme Seck: Ce sont des maisons abordables dans le temps. Nous avons deux aspects en général que nous prenons en compte pour informer nos clients. S’il y a de la bonne terre à proximité, nous aurons une économie de 20 à 30 % par rapport au prix normal d’une maison Mais s’agissant d’une construction en plein centre-ville où il faut transporter le sable, le coût de la villa revient à 20 % plus cher qu’un habitat standard. En plus, les effets thermiques d’une construction en terre procurent une économie dans le temps avec une faible consommation d’énergie (absence de climatisations et de ventilateurs) dans nos maisons.

Selancer: Envisagerez-vous d’aller dans les villages en profondeur du pays pour la promotion de ces maisons ?

Mme SECK: Parfaitement, nous sommes en réflexion là-dessus. Nous planifions d’élargir nos activités dans des zones situées en Casamance, à Matam où la terre très présente et il manque énormément d’infrastructures. Nous prévoyons de voir avec l’ETAT du Sénégal.

Selancer: En parlant de l’État, est-ce qu’il vous accompagne ?

Mme Seck: Non ! Nous n’avons pas encore bénéficié de l’accompagnement de l’État du Sénégal dans ce projet. Nous espérons les convaincre et les avoir près de nous dans ce combat de préservation de l’environnement.

Selancer: Que pensez- vous de l’entrepreneuriat au Sénégal ?

Mme Seck: Je pense personnellement que les jeunes sont entreprenants au Sénégal. Il suffit de voir les Prix et les lauréats que nos startups remportent aussi bien dans la sous-région que sur le plan international. Beaucoup de moyens sont mis en place favoriser l’auto-entreprise de par des formations et des concours, cependant le financement auprès des banques constitue sans doute un frein.

Pour conclure, je voudrais vous faire part de la deuxième édition que nous prévoyons pour le H2E Training (la formation). Ça sera un séminaire qui se fera au mois de septembre. Si nous avons des gens qui sont intéressés par la formation en terre animée par des professionnels du bâtiment, ils peuvent nous contacter et nous verrons comment faire pour leur faire participer à cette formation

Propos recueillis par Alioune Badara Fall

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D’athlète de la NBA à investisseur, comment ma vie a pris un tournant décisif

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Avril 2016, ma saison chez les Denver Nuggets se termine. Je viens de réaliser mon rêve de gosse : intégrer la meilleur ligue du monde, la NBA. Apaisement, satisfaction, bonheur, et fierté étaient les sentiments qui m’habitaient. Je venais de concrétiser le travail et la persévérance d’une petite dizaine d’années et, en continuant de la sorte je serais en position de gagner assez d’argent pour vivre une retraite on ne peut plus paisible sans vraiment avoir besoin de me remettre à travailler un jour.

Axel Toupane est un joueur français de basketball. Après avoir signé avec la NBA en 2016, il fait évoluer sa carrière pour se lancer dans le monde de l’investissement, et des startups.

Cependant cette vision de mon après carrière a été totalement bouleversée lors d’un déjeuner avec mon meilleur ami Bruno sur la terrasse du restaurant les Deux Magots à Paris. Je jouais simplement au Basket lorsqu’il me proposa d’investir dans sa startup…

Ce fut un véritable choc pour moi qui ne faisait que du Basket depuis l’obtention de mon Baccalauréat en 2011. La routine du joueur professionnel est souvent peu compatible avec les études supérieures, surtout lorsqu’on est jeune et que l’on doit gagner sa place. J’étais en quelque sorte « un expert » dans mon domaine mais à l’inverse un total novice dans le milieu du business. A ce moment, des milliers de questions fusaient dans ma tête : comment fait-on pour investir ? Combien faut-il investir ? Si le projet n’aboutit pas va t-on devoir partager les dettes ? Comment déterminer combien mon investissement va me rapporter ? Je ressentais alors clairement un manque de connaissance que je devais combler.

Du basket à Greenlux Car

Après avoir approfondi nos discussions et trouvé des réponses à mes questions, j’ai eu la chance de l’accompagner au Festival de Cannes, un véritable déclic. Sa société Greenlux Car est une startup née en 2013 qui propose une application de service de chauffeur privé avec des voitures plus respectueuses de l’environnement, c’est à dire des voitures électriques ou des voitures hybrides. A l’occasion de ce Festival du Film, il avait signé un partenariat avec BMW pour la promotion de leur Nouvelle série 7 et de la BMW i8. Nous vivions tous ensemble pendant une quinzaine de jours, Bruno le CEO de la boite, Malik le CTO, ainsi que Freddy et Rui qui étaient responsables des opérations et des chauffeurs. C’est aussi ça l’esprit startup, bonne ambiance, solidarité, rigolade, et entraide. Pour moi le but était vraiment d’apprendre, comprendre, me familiariser avec le monde du business et de l’entrepreneuriat, et je n’ai pas été déçu. Entre négociations de contrats, gestion des employés, « business meetings » et nouvelles rencontres, ce fut très intense et très enrichissant, et cela m’a permis d’aiguiser mes connaissances. Et justement, l’une des choses que j’ai appris là-bas, c’est que peu importe le projet, le plus important c’est l’homme qui se cache derrière car c’est un bon moyen d’essayer de mesurer le potentiel succès du projet.

Je suis alors rentré à Paris avec de toutes nouvelles connaissances et beaucoup de motivation. Moi qui ne voulais pas ou peu travailler après ma carrière, j’y ai vu une belle opportunité de rester actif et d’ajouter des revenus supplémentaires avec le sentiment de m’impliquer dans un secteur où les gains pouvaient être encore plus important. Ce qui m’a rapidement plu c’est que ce processus allait plus loin qu’un simple investissement. La suite logique étant d’aider le projet à grandir, apporter ses idées et son savoir, parfois son image dans le cas des sportifs, pour participer au bon développement de la startup. C’est aussi à ce moment que j’ai appris que des basketteurs tels que Stephen Curry, Kevin Durant, et Andre Iguodala des Golden State Warriors dans la région de San Francisco, ont monté leur propre fonds d’investissement ce qui m’a aidé à me projeter et surtout de m’inspirer sur la voie à suivre. D’autres sportifs comme Lebron James ou Jaylen Brown qui s’impliquent dans l’entreprenariat social et dont l’un a même intervenu dans une université prestigieuse comme Harvard, m’ont donné envie d’aller encore plus loin que simplement faire du business mais aussi d’inspirer les gens et d’avoir un impact positif sur la société !

Les sportifs, ces entrepreneurs nés ?

Selon moi, nous, les sportif de haut niveau, avons un potentiel énorme de par les valeurs que nous acquérons dès notre jeune âge tel le partage, l’esprit d’équipe, la discipline, gérer l’adversité mais aussi nos émotions et le stress, savoir parler aux médias, avoir une éthique de travail, développer un esprit de compétition à toute épreuve; toutes ces valeurs sont de l’or et on les retrouvent dans l’univers des startups. Ajoutez à ces valeurs notre plateforme, notre notoriété, et vous avez là des potentiels businessmen avec beaucoup d’atouts.

Pour y arriver je devais continuer d’apprendre, de m’informer, de m’éduquer, et lors d’une discussion avec Bruno qui lui est passé par l’ESSEC Business School, il a évoqué l’idée d’intégrer un programme d’été dans une Business School. J’ai alors postulé à HEC Paris et après avoir mis toutes les chances de mon coté, mon dossier a été accepté. J’ai donc hâte de rejoindre en Juillet prochain l’une des meilleurs Business School du monde pour suivre des cours de Luxury Management.

Mon père a aussi joué un rôle prépondérant dans cette décision. Il a toujours été un exemple pour moi. Basketteur professionnel lui aussi, en fin de carrière il jouait, entrainait, et passait ses diplômes en même temps. Peu commun et peu conseillé pour un sportif mais très inspirant pour moi son fils qui le voyait travailler en allant me coucher et au réveil, sous un nombres incalculable de feuilles, entouré par le bruit de l’imprimante, et l’odeur du café.

Aussi il était important pour moi de mieux optimiser mon temps. En tant qu’athlète on est souvent enfermé dans une routine de manger, s’entrainer, dormir qui nous laisse souvent la chance d’avoir entre 5 et 8 heures libres par jour. Plus jeune je me contentais de jouer aux jeux vidéo, regarder la télé, faire des choses dont je ne me souviens même plus aujourd’hui. Ce temps utilisé à bon escient allait me permettre de me préparer pour ma nouvelle rentrée scolaire mais aussi de continuer mon travail de recherche, de compréhension des différents mécanismes, des différentes philosophies, et des différents codes du monde de l’entrepreneuriat.

Aujourd’hui vous l’aurez compris j’ai bel et bien investi dans la startup de mon meilleur ami mais j’ai aussi réalisé d’autres investissements dans différents secteurs. Investir ça ne veut pas forcement dire mettre des millions, chacun a des revenus différents, mais pour moi il est devenu beaucoup plus logique d’investir l’argent que j’aurais pu dépenser auparavant dans des choses beaucoup plus futiles.

Une chose que j’ai appris et qui me semble indispensable c’est qu’il faut se donner les moyens et mettre toutes les chances de son côté pour réussir dans le monde du business d’où pour moi la décision de rejoindre HEC, qui additionné à mon travail quotidien de recherche et de compréhension me permet d’avoir une meilleure vision.

Le plus excitant pour moi c’est que j’ai trouvé un moyen différent que celui du sport de mettre à mal ma compétitivité et ma perpétuelle envie de progresser, et j’ose espérer que ce n’est que le début car j’ai beaucoup d’autres projets en tête dont j’espère vous parler rapidement.

Par Axel Toupane sur Maddyness

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SARAH DIOUF, LA SÉNÉGALAISE QUI A HABILLÉ BEYONCÉ

La Rédaction

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La styliste sénégalaise Sarah Diouf a posté des images de ses créations portées par la chanteuse américaine Beyoncé dans son clip vidéo de la chanson « Spirit ».

Il s’agit d’un morceau de l’album « Roi Lion » qui est sorti vendredi passé et dans lequel plusieurs chanteurs africains ont chanté.

Dans la vidéo, Beyoncé apparaît avec des vêtements de la marque Tongoro de Sarah Diouf, des créations confectionnées au Sénégal.

Ce n’est pas la première fois que la star internationale porte des créations de cette styliste.

En 2018, alors qu’elle était en vacances en Italie, Beyoncé avait porté des créations de Tongoro.

Sarah Diouf décrit sa marque comme étant « 100% africaine », en reprenant les termes employés par le magazine de mode Cosmopolitan à sujet de sa marque.

Beyoncé, de son côté, a expliqué qu’elle considérait son album comme une « lettre d’amour à l’Afrique » et a fait savoir qu’elle fait en sorte que les « plus grands talents africains » collaborent avec elle sur ce projet.

Dans le passé, la chanteuse américaine a aussi eu à porter des vêtements d’une autre styliste sénégalaise, Adama Paris.

Mais sur les réseaux sociaux, certaines voix s’élèvent pour dire que la star devrait aussi parler de manière explicite de ces stylistes africains quand elle porte leurs créations afin de leur permettre d’occuper « la place qui leur est dû  » dans le secteur de la mode au niveau international. 

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